Chroniques 115

SAISON 2015

Pour mieux vous situez dans le temps, nous voulions compiler les chroniques jusqu’ici écrite depuis nos tout débuts. Ces textes donnent les pistes d’intrigues qui ont été mises sur le jeu depuis notre saison 2015.

Vous aurez vite compris que le calendrier Brumelance est simplement l’année 115 pour correspondre à la saison 2015 de Brumelance.

Un merci particulier à Alain Lebel, pour avoir compiler le tout assidûment.

Brumelance 2

Chronique 1:

Au crépuscule du dernier jour de juillet, cela faisait maintenant trois nuits que les alentours de Rivesonge subissaient des assauts incessants. Cela coïncidait avec la mort du seigneur Antoine d’Ardoc. C’est lorsque les portes et les fenêtres des habitations commencèrent à voler en éclats sous les assauts répétés des engeances que les gens perdirent espoir de coloniser de façon viable le village.

Autant les membres de l’ordre d’Élode furent pris pour des charlatans criant aux loups, autant ils avaient raison. Même si la première brèche avait été repoussée par les vaillants de Rivesonge, rien ne laissait entrevoir une accalmie future. C’est lorsqu’un des membres de la Meute trouva la mort écartelée par les créatures malfaisantes que la tension monta. Le vice s’était ancré à travers Valterne.

Certains parlaient de fortifier leur bastion, d’autres eurent l’idée de partir. La méfiance s’empara de l’état d’esprit des colons.

Déjà dans la foulée des événements, des larrons auraient détourné et pillé plusieurs chargements de ravitaillements. Des rumeurs propageaient l’idée de profiter de ce chaos pour couper de tout ravitaillement les représentants des autres nations.
Vint une messagère à cheval au zénith du 19 juillet : celle-ci portait un message du Commandeur du Fort Élode.

<<Vous êtes témoins d’un vent de brouillard qui ne peut être dissous, quitter Rivesonge pour vos vies. Vous trouverez asile dans les murs du Fort Élode>>

Aux lueurs du vingtième jour de juillet, l’exil de Rivesonge commença. Il était hors de question pour les gens d’aller ailleurs qu’au Fort Élode. Là, ils auront des réponses.

Chronique 2:

Pour plusieurs des nations d’Élode, la venue de la tempête de Brume qui s’est abattue sur Valterne plus tôt durant le mois n’est qu’une simple perturbation momentanée sur le territoire.

À l’ouest, suite à la succession du roi Veith Hildebrand, Le jeune prince de Stahl, Reinhard Hildebrand est maintenant reconnu comme le roi du Royaume d’acier. Avec à ses côtés le maréchal des six remparts, Jarod Diederich, le nouveau roi a récemment fait une annonce quant à sesintentions vis-à-vis Valterne.

Selon ses propos, Stahl est maintenant mûr pour étendre ses postes commerciaux à travers Élode. Valterne n’est pas un lieu pour l’humanité tourmentée. Ce vestige corrompu de Mévose n’est que péril pour les incapables de Cyrians. Seul le peuple droit et fier de Stahl peut traverser les périls de Valterne et protéger ce qui deviendra la route de l’ouest. Suite à la construction de la route de ravitaillement en provenance de Stahl, le Schildervest, gardien des frontières du royaume d’Acier sera maintenant apte à prolonger ses activités et à sécuriser Mévose.

Au nord, à l’intérieur du Vigmark, les puissants investisseurs des Caravaniers des Estuaires, les Sang-Purs des Alfertz et des Dunbolds, ont conclue l’entente avec de nouveaux partenaires commerciaux de Varn et de la Marche, installé dans le secteur de Valterne. La caravane marchande, financée par les deux groupuscules, a pu être assemblée avant l’arrivée de la tempête. Le dirigeant des Caravaniers, Balthus d’Alfertz, a témoigné le désir de s’approprier l’exclusivité, avec ses partenaires, sur le territoire et les ressources de l’ancien Duché et qu’il ne comptait faire aucun compromis avec les Stahlien ni les représentants de la Guilde des Argentiers de Cyriande présentement installé sur le territoire.

Suite à la réception des déclarations des dirigeants du Vigmark et de Stahl, la famille noble Ivaldi de l’État de Cyriande avec la Guilde des Argentiers ont répondu aux menaces de leurs concurrents commerciaux en revendiquant eux-mêmes une route vers le territoire déchu.. Bien sur, les travaux restent encore à terminer, mais tout laisse présager que la Guilde du Faucon, représentante des Ivaldi à Rivesonge, sera en mesure de compléter les travaux avant la fin de l’été et de s’assurer que l’État de Cyriande garde possession d’une partie du territoire.

Bien que les revendications de chacune des guildes soient légitimes, le passage obligé par le Fort Élode permettra à ces négociant d’obtenir les faveurs du maître des frontières de Valterne. Laquelle de ces trois organisations réussira à obtenir le soutien de l’Ordre? Vers qui se tourneront les représentants des seigneurs d’ailleurs?

Chronique 3: L’avant-garde d’Élode

Présente à la frontière de la Marche Exilée et de Mévose depuis près de 50 ans, l’Avant-Garde d’Élode se voit divisée en 4 postes de gardes distincts. Trois de ces forts, l’Éclipse, le Solstice et l’Équinox, se retrouvent à moins de 30 lieues du présent village de Rivesonge tandis que le Fort Élode, plus ancien des postes de l’Ordre, est installé à plus de 50 lieues de la colonie de Rivesonge.

Ayant pour but de prévenir les incursions de vent de brume nocifs sur le reste des landes, l’Avant-garde avait connue une période de répis pendant les derniers mois. Depuis l’ouverture du passage vers le Duché de Valterne, c’est par dizaine que transite des groupes de tout horizon. Toutefois, avec la survenue de la tempête pendant la fin du mois de juillet, les choses se sont grandement compliquées. Un remaniement des effectifs sur place a dû être apporté pour s’assurer que suffisamment d’hommes et de femmes pourrait tenir stabilisé les défenses des 3 avant-garde plus à l’ouest et repousser les immondices s’y retrouvant, cela rendant le Fort Élode beaucoup plus vulnérable.

En ayant diminué les effectifs du Fort Élode, le Conseil des Quinze, aurait finalement cédé aux demandes des résidants de Rivesonge, qui se retrouvaient eux-mêmes dans une impasse, afin qu’ils puissent se loger dans les infrastructures entourant le Fort Élode. Ainsi, le commandant en charge des différents avant-poste de l’Ordre, Leif de Velsk aurait, avec une certaine réticence, envoyé plusieurs missives au début du mois d’août pour informer les différentes factions de Rivesonge qu’ils pourraient être logées en sécurité à l’intérieur de ses infrastructures pour le prochain mois sous certaines conditions….

Chronique 4: LA PIERRE CONTRE LA FLAMME!

C’était à la fin juillet qu’arrivait l’Ordre d’Oberois aux frontières de Langegard. Évincés de leur mission à Rivesonge, leurs nouvelles du village de Valterne inquiéta rapidement leurs compatriotes.

Une succession de témoignages fut propagés dans les différentes paroisses Bradoriennes De ces rumeurs on se rappela: d’un seigneur du Vigmark possédé par une force inexpliquée, de la félonie qui ronge le coeur de pierre des Douaris et de celle des hommes lâches qui n’ont pas pris part à la défense des intérêts de la race humaine.
Pris au piège par l’alliance Douaris de la Sereine Compagnie, de la famille Barytir et de la famille Siegmund, les templiers de Langegard n’avaient d’autre choix que d’abdiquer.

Cet acte fut interprété comme une manoeuvre détournée qu’eurent les dirigeants de Varn afin d’écarter de leur chemin les dignes représentants de l’humanité. Sur le chemin de leur retour, les chevaliers de l’Ordre d’Oberois portaient sur eux le fardeau de l’échec. Ayant accepté l’exil, ils revenaient à la Cité de Mornecourt non seulement le coeur lourd mais aussi avec la gratitude d’avoir pu sauver la majorité des leurs.

Face à un tel rapport sur la situation à Rivesonge, l’archevêque Quintus, instigateur de la mission initiale, décréta l’arrêt momentané de la mission vers Valterne. Langegard n’est désormais plus dans l’équation quant à la colonisation de la région.
La chose est loin d’être régler puisqu’une enquête de Langegard visant les agissements des représentants étrangers dictera l’avenir des relations diplomatique dans la région.

Brumelance 3

Chronique 1:

Le 18 août 115,
Le voile perdit peu à peu de son opacité. Les engeances se firent plus rares qu’à l’habitude. Les rituels ayant été accomplis pour déstabiliser l’emprise de la Brume sur les terres de Rivesonge semblaient avoir fonctionné. Les nuits suivantes se firent d’un calme surréel. Selon les mystiques du fort Élode, tout laissait croire que cette tempête s’était dissipée pour de bon.

Avant même de crier victoire, le commandeur du fort, Leif Develsk, pressa une expédition à Rivesonge afin de valider l’état de la situation. Au retour de celle-ci, plusieurs groupes étaient déjà prêts pour le départ. L’envie de quitter cet endroit surpeuplé se faisait sentir. À leur arrivée à Rivesonge, les premières personnes eurent quelques embûches, mais rien n’était comparable à ce qu’ils avaient vécus pendant les dernières semaines.

Lentement, les habitants de Rivesonge s’installèrent de nouveau dans le campement et reprirent leurs besognes. Rien ne vint les perturber, rien mis à part quelques murmures dans les bois. Certains jurèrent avoir entendu des rires cristallins se fondre dans la brise du matin…

Chronique 2: Développement commerciaux

Tout semble indiquer que la lutte pour le contrôle des points de ravitaillement prend une tournure de jeu d’influence entre les trois grandes organisations.

À la fin du mois d’août, c’est après de longues journées de travail acharné que nous vîmes s’ériger un fortin en plein milieu de la route du sud mévosien. Financé par la guilde des argentiers et soutenu par une compagnie marchande langegardoise, celui-ci devînt rapidement le point de convergence de plusieurs chemins menant à Rivesonge. Cet atout, avec la finalisation de la route de la Guilde des Argentiers passant par Ravène et Mornecourt, confirme la position de force de la guilde dans le conflit commercial en place. Qui plus est, les Argentiers possèdent maintenant l’accord des officiels du Fort Élode pour étendre leur commerce plus profondément en Mévose.

Arthur Danselme, Duc de Belfort, n’aurait toutefois pas encore donné de nouvelles en lien avec sa part du marché, suite à l’entente entre les Varnois et la cadette du Duc le mois dernier. Malgré son silence, plusieurs individus influents dans les sphères commerciales de Mésière, seigneurie de la Marche, auraient témoigné un grand intérêt à rejoindre la cause des Caravaniers de l’Estuaire, leurs représentants ayant fait preuve en sol Mévosien d’une intrépidité et d’une audace remarquables.

Quant au Schildervest, il aurait été relativement immobile durant le dernier mois au niveau du développement de sa propre route d’approvisionnement vers Mévose, suite à un manque flagrant d’effectif sur le terrain. Il semble que des renforts récemment arrivés aient su changer la donne… À suivre.

Chronique 3: Le réveil Brutal

C’est à l’aube du treizième jour de septembre que survint un évènement fort troublant au nord de Mévose.

À la frontière des Plaines de Fasilmir, les cargaisons de ressources diverses en provenance de Nigde se dirigeaient vers Rivesonge. Ce flot d’approvisionnement, destiné aux investisseurs de la route commerciale des Caravaniers de l’Estuaire, était attendu depuis un bon moment déjà. Mené par le représentant commercial de Nigde, Sieg d’Alfertz, le voyage progressait selon les délais escomptés et aucun banc de Brume ni assaut d’engeances n’avait interrompu la caravane pendant sa marche.

Un matin des premiers jours de septembre, aux petites heures avant l’aurore, survint un évènement fâcheux. Une volée de flèches enflammées surplomba le ciel avant de s’abattre sur une partie du campement Vigmar. Pris par surprise, le commandant du convoi mobilisa ses effectifs afin de protéger les caravanes. Profitant de la confusion générale, des silhouettes sombres contournèrent les flammes. En peu de temps se dressèrent sur la route une dizaine d’hommes portant les étendards du Schildervest et de la Brigade d’Eisern. À leur tête, Bryagh de Faust, le commandant de la Brigade d’Eisern lui-même, dirigeait ses hommes d’une main de fer:

“Les Vigmars et les Varnois ont lancé les hostilités, maintenant, qu’ils sachent nous craindre. Faisons naître en eux la peur! La peur des représailles aux malheureux qui tenteront de faire taire Eisern et les intérêts du Schildervest. La peur de s’aventurer à Rivesonge! La peur de nous avoir pour ennemi! Nous sommes nés pour vaincre! Brigade d’Eisern avec moi! Pour Stahl!”

Sur ces paroles, Malandrins et Orcs chargèrent en hurlant le campement de fortune varnois. L’assaut fut bref. Les hommes de Sieg, pris au dépourvu par les flèches enflammées, ne purent à la fois repousser les Stahliens et maîtriser l’incendie qui dévorait leurs possessions. Quelques coups furent échangés, puis les hommes de la brigade d’Eisern disparurent aussi abruptement qu’ils étaient arrivés. Les survivants combattirent tant bien que mal les flammes, pour s’apercevoir, pantelants et en sueur, que près de la moitié des ressources était désormais inutilisable. Les hommes de Faust avaient frappé…

Chronique 4: L’exil prend fin

Les seigneuries de Belfort, de Danteigne ainsi que plusieurs autres représentants de la Marche exilée s’installent peu à peu dans la région de Valterne.

C’est maintenant chose certaine: l’exil prendra fin bientôt et certains commenceront à s’installer de façon permanente à Mévose. La grogne locale semble cependant tapie sous les belles paroles. Les petits seigneurs se disputent déjà jalousement les quelques bonnes terres de la Marche et commençent à étendre leurs ambitions vers le Duché de Valterne.
Sollicitéés de partout, que ce soit par le Vigmark, Langegard ou même Varn, rien ne présageait une union forte entre les différentes seigneuries de la Marche… avant ce mois de septembre 115.

Sémont de Banfre, Duc de Chastel, était resté relativement inactif pendant les premiers mois de la colonisation de Valterne. Considéré par plusieurs comme descendant de la famille ayant mené les Exilés, le seigneur est depuis longtemps campé sur sa position à Chastel.

Nombreux nobliaux furent surpris lorsqu’il sortit de sa torpeur et lança un appel de ralliement à tous les dirigeants de la Marche, avant de mandater lui-même une délégation à Rivesonge pour la fin du mois.
Les motifs de la Maison de Banfre restent encore flous, mais chose certaine, Chastel se met en marche.

Chronique 5: L’exil prend fin

Les cités de Cyriande furent ébranlées par un attentat ne manquant pas d’audace et de préparation. En effet, on raconte que lors de la nuit fraîche du 9 septembre, des sans bannières seraient parvenus à se faufiler dans les archives les mieux gardées de la cité de Viscogne. De ces bibliothèques sacrées, une information fut volée par l’escouade de choc.
Suite à cet attentat, les portes de la ville furent condamnées. Personne ne put entrer, ni sortir. Ce n’est que tard dans la semaine suivante qu’on découvrit la faille qui permis une telle intrusion. Les autorités du Cyr ne daignent toujours pas expliquer publiquement comment des individus réussirent à pénétrer aussi loin dans la cité et surtout comment ils purent avoir accès à des lieux dit impénétrables.
Aussitôt, les ambassades des nations avoisinantes furent mises sous bonne garde. Jusqu’ici, les dignitaires concernés ont réfuté l’implication de leur nation respective et demande des preuves concrètes face aux sévères accusations.
Selon les autorités locales, l’information volée serait en lien direct avec les développements autour de l’ancien duché de Valterne, qui reste encore aujourd’hui sans gouverne. Erizzo Lombarde, Cyr des cités libres, ordonna qu’on resserre la sécurité, non seulement dans la ville de Viscogne, mais aussi partout dans la province.
Est-ce un acte criminel isolé ou bien est-ce la première étape d’un plan aux répercussions inestimées?

Chronique 6: L’Héritage de l’Exil

———————–La Guerre de l’Exil et l’Exode———————–
La Guerre de l’Exil (an 7-12 après la Chute)
Quelques années après le passage de l’Année Sombre, la position géographique maintenant possédée par les survivants de Mévose, appelée à cette époque le Chemin de l’Exil, devînt convoitée par plusieurs pays. Une grande guerre éclata alors entre le Vigmark, Varn et Langegard pour la possession de ces terres et de son peuple. L’ancien peuple Mévosien divisé à cette époque resta passif durant les premières années de la guerre. Ce fut le Duc de Chastel de cette période, Hector de Banffre, qui rallia les petits nobles de la région du Chemin afin qu’ils puissent revendiquer leurs droits et territoires. Après trois longues années de conflits et de diplomatie tendue, la Marche Exilée fut officiellement formée et intégrée aux nations participant à l’Ordre d’Élode, mais pas sans d’énormes sacrifices.

Pendant le début du conflit entre les différentes nations, les gens du Sud du Chemin firent la découverte d’une plante aux propriétés étonnantes dans les forêts des Brocéliantes. Cette plante d’une coloration bleutée fut prénommé l’Azure pendant les premiers mois suivant sa découverte pour sa capacité à aiguiser les sens et augmenter la vitalité des gens la consommant de façon temporaire. Plusieurs virent en cette fleur l’espoir menant vers la fin de la guerre et la victoire des Ducs du Chemin sur les différentes nations désirant le territoire. Voyant le potentiel de cette fleur, le Duc de Chastel ordonna à la poigné d’érudit ayant survécus aux périples de Mévose de potentialiser l’effet de cette fleur sous la forme d’une concoction bleuté, l’Exode.
L’Exode fut ainsi utilisé sur les armées du Chemin pour repousser les différents envahisseurs. Bien qu’en sous nombre et beaucoup moins bien équiper que leur adversaire, les soldats de l’Exil, sous l’effet de la concoction, surent repousser les différentes armées ennemis de leur territoire. De cette manière, après trois ans d’affrontements, les Ducs du Chemin, nouvellement appelé la Marche, officialisèrent l’indépendance de celle-ci avec les diverses représentant du Vigmark, Langegard, Varn et Cyriande. Cependant, un lourd prix avait été payé avec cette victoire…

Les hommes et femmes ayant utilisés l’Exode commencèrent à démontrer des symptômes de dépendance pendant la guerre. Celle-ci s’accentua lorsque la guerre prit fin et que le besoin, et les réserves d’Exode diminuaient et plusieurs effets secondaires apparurent chez ces individus. De plus, après la guerre, l’Azure, ayant été exploitée à outrance pendant les affrontements, était désormais devenue une plante rarissime, presque éteinte, à l’intérieur du pays. Plusieurs individus perdirent la vie dans leur sevrage.

De nos jours, l’Azure et l’Exode sont des substances pratiquement introuvables sur Élode. Pour les rares qui l’utilisent toujours, que ce ne soit même qu’une seule fois, ont très souvent une espérance de vie excessivement plus courte que les autres individus dû aux puissants effets addictifs et la dépendance physique que provoque cette drogue. Et bien que 100 ans aient passés depuis la Guerre de l’Exil et qu’aucun des hommes et des femmes ayant participé au conflit ne sont encore en vie aujourd’hui, le peu de leurs descendants ayant vu le jour portent en eux les vestiges de l’Exode.
-Mirabelle de la Crique, historienne et académicienne de Chastel.

Chronique 7: Les Grandes Rencontres Mévosiennes

À travers l’histoire de l’ancien Empire Mévosien, rien n’a autant teinté les moeurs des autres nations que les Grandes Rencontres Mévosiennes. De grandes batailles d’honneur organisées et balisées opposant deux où même plusieurs camps. Celle-ci ont vues le jour aux balbutiement de l’Empire mévosien il y a déjà plus de 500 ans.

Cette tradition servant à régler les litiges entre les différents puissants de l’Empire, a rapidement gagné en popularité à l’extérieur des contrées Mévosienne à travers les siècles.

De nos jours, quoique moins fréquent, ce style de bataille est utilisé afin de régler les conflits existants entre différents partis en évitant au maximum un bain de sang inutile. Les règles de ces rencontres restent relativement simple malgré le passage des siècles:

-Chaque parti doit s’entendre sur les conditions de victoires et de défaites ainsi que le prix a payé en cas de défaite.

-Les camps doivent établir le nombre participant à la bataille ainsi qu’un arbitre neutre pour juger de l’affrontement.

-À moins d’entente préalable, les poisons ainsi que l’achèvement sont proscrit à l’intérieur des rencontres mévosiennes.

Y aura-t-il ce genre de règlement de compte dans le duché de Valterne juste avant l’hiver.

La veillée du solstice

Chronique 1: L’invitation

10 novembre 115
Aubenois, Chastel

Chers et chères amis
Afin de célébrer la fin de la saison des moissons ainsi que le succès de l’installation de notre ambassade à l’intérieur de Rivesonge, mon mari, Semont de Banffre, Duc de Chastel, et moi-même sommes heureux de vous faire parvenir cette invitation à une soirée festive à l’intérieur même de mon manoir dans la cité d’Aubenois le 28 novembre prochain.

Pendant cette soirée, vous pourrez profiter de l’hospitalité que seule la noblesse de la Marche peut offrir.

Vous pourrez vous attendre à participer à des jeux d’adresse et diverses compétitions. Des prix attendent les dignes vainqueurs. De plus, j’aurais l’insigne honneur de vous présenter une pièce joué par la troupe ambulante de Ludovic dit la Plume, célèbre conteur et amuseur renommé dans toute la marche.
De plus, au courant de l’évènement, un hommage sera fait à Arianne Danselme, défunte fiancée de mon beau fils. Plusieurs dignitaires du pays seront présents en lien avec cette cérémonie.

Nous souhaitons vous voir en grand nombre à cette soirée.
Sincèrement,
Aure de Banffre,
Duchesse de Chastel et Châtelaine du Manoir de l’Aurore

Chronique 2:

L’hiver et son manteau blanc n’avait pas encore pris place sur la Marche à la mi-novembre de l’année 115. Ce qui est étonnant pour cette période de l’année où la froideur d’automne glace le sang de ceux qui ne sont pas prêt à affronter la saison de l’hermite.

Le marché d’Aubenois ouvrait tôt en matinée pour profiter des lueurs faiblissante du soleil agonisant. Les serfs des seigneurs environnant s’affairaient à préparer leur provisions tout bonnement lorsqu’un roulement de tambours annonça le changement de visage qu’allait prendre la place marchande. Des chevaliers follichons et enrubannés d’atours colorés rappelant les couleurs de Sémont de Banffre trottinait dans la foule ébahie et comblée de voir autant de rigolade.

Soudain, de petits êtres sinistres apparurent devant les valeureux chevalier de la Marche. Évoquant les maux vécus par les ancêtres d’Aubenois, on distinguait par l’allure de leurs déguisements les trois maux qui accablait jadis la populace: Famine, Froid et Frayeur.

Tournoyant autour des chevaliers en leur tapant sur la tête, les trois maux faisait un boucan sans pareil dans la foule. Quand soudain surgit plus magnifique que les autres, un homme accoutré tel l’était le célèbre Siméon de Banffre, fier unificateur des seigneurs de la Marche. Bombant le torse de fierté, celui-ci agrippa les marmots déguisés et les plaça en pénitence et de sa voix grave, il s’exclama :

 » Voilà bientôt 113 ans, nos ancêtres prirent la décision de s’unifier devant les autres nations et de prendre en main leur destin! N’oublions pas que par cette épreuve que nous, fier serviteur de Chastel, avons placé les pierres fondatrices de ce qu’est la Marche. C’est grâce à la combativité, la volonté de survivre et l’espoir en un monde nouveau que nous avons vaincu l’adversité. Gloire aux De Banffre, gloire à la lumière, gloire à la Marche! »

À ces paroles, les chevaliers se relevèrent afin d’entonner dans la foule le chant de la Marche.

C’est ainsi que tout le marché repris son cours après avoir eu le coeur réchauffé par ces paroles qui rappelle un moment où l’espoir avait le dessus.

Chronique 3:

Depuis quelques jours la frénésie s’est emparée des bourgades d’Aubenois suite à l’arrivée de plusieurs émissaires de nations provenant de tous les coins du continent. Dans tout le pays on ne parle que de ça: Un événement de la sorte est une première depuis des générations.

En effet, arrivant de Stahl, Cyriande, Drasilhelm, Varn, Langegard et du Vigmark, les invités des célébrations de la Veillée du Solstice étaient aussi variés que dépaysés aux coutumes de la Marche.

De quoi raviver un flots de question sur les festivités qui pointent à l’horizon. Toutes les délégations étaient suivies par d’imposantes escortes armées. Les voyages étant hasardeux et risqués, il serait fou de voyager seul pour un dignitaire d’autant plus avec les tensions exacerbées durant l’été.

Ainsi à la tombée de la nuit du 25 novembre, les représentants se remettaient de leur voyage et visitaient les alentours d’Aubenois en attendant les festivités du samedi. Nombre de cadeaux d’honneurs et de produits exotiques furent amenés afin d’attirer l’intérêt de la famille de Banffre à tenir des pourparlers privés avant les festivités.
Au matin du 26 novembre, il ne manquait plus que la délégation des habitants de la plus lointaine colonie de Valterne: Rivesonge….

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