“Certains disent que nous avons tout perdu lors de l’Année Sombre. En effet, nous avons laissé derrière nous beaucoup de nos biens et de nos richesses lors de ce désastre. Toutefois, souvenons nous que ce périple nous aura permis de gagner courage, résilience et combativité. Que les valeurs acquises durant la Grande Marche restent à jamais gravées dans notre patrimoine!“
Semont de Banffre, Duc de Chastel
— Introduction à la Marche Exilée —
Située à l’Est de l’ancien Empire Mévosien, la Marche désigne le territoire le plus près du Duché de Valterne, celui qui abrite les dernières routes menant aux ruines de l’ancienne capitale Mévosienne, Tigal. Celle-ci fut détruite il y a un peu plus d’un siècle, suivant l’année sombre. En dépit du fait qu’elle est l’une des contrées les plus populeuses des nations sur le continent d’Élode, elle est également la plus pauvre. Cela n’enlève toutefois aucune valeur à son peuple, qui démontre sans cesse ses vertus et sa combativité. Le peuple de la Marche, en plus d’être reconnu pour leur ardeur au travail et leur résilience face aux épreuves, est composé d’une fibre patriotique solide et d’une fierté quant à sa jeune histoire. Son nom peut autant être “Marche Exilée” que tout simplement “La Marche”. Dans les dernières années, le peuple des Marcheurs s’émancipa et voulu regarder vers l’avant, préférant laisser derrière leur titre d’exilé d’un empire déchue. Ainsi, les plus patriotiques et visionnaires des Marcheurs préfèrent appeler leur nation seulement la Marche alors que ceux attachés à leur histoire et voulant honorer leurs ancêtres préfères le terme “Marche Exilée”.
Qu’est-ce qu’il est
- Un peuple de survivants, pauvres de biens, mais riches de coeur, combatifs et débrouillards
- La noblesse y est bien implantée et considérée, la féodalité et le devoir chevaleresque dicte les actions faites envers la roture.
- Un peuple possessif, attaché aux quelques biens et terres qu’ils possèdent, ou revenir sur une parole donnée ou sur une promesse est punissable par un duel d’honneur.
- Un peuple attaché à son histoire, aux héraldiques de leurs aïeuls et à ce qu’ils ont accomplis.
- Un peuple ayant perdu ses repères, ce qui l’a mené à être divisé par les croyances et les conflits
- Un peuple ayant dû se construire des nouveaux repères et de nouvelles traditions dans le dernier siècle, qui côtoie souvent ses héros et ses légendes au quotidien.
Qu’est-ce qu’il n’est pas
- La Marche Exilée n’est pas un peuple de mendiants, de mercenaires ou d’ignares.
- Elle n’est pas non plus une société anarchique dénuée d’ordre.
- Ce n’est pas un groupe de reconstitution historique, c’est à dire qu’on ne doit pas copier exactement les costumes de l’époque d’inspiration.

L’année Sombre et la Marche de l’Exil
L’année sombre et le tourment qui s’ensuivit plongea le Duché de Valterne et tout l’Empire Mevosien dans une cohue indescriptible. Dès la venue des Vents de Brume, la majorité des riches seigneurs plièrent bagage vers les Piliers de Langegard et firent porter leurs effets personnels vers des lieux plus sûrs, loin de la misère qu’allaient vivre leurs vassaux. La roture et les petits seigneurs qui n’étaient pas dans les grâces de leur suzerain n’eurent pas autant de chance; beaucoup d’entre-eux durent affronter la tempête et ses ravages. Ultimement, la foi et la persévérance guida les plus fervants d’entre eux à travers nombres d’épreuves, qui finirent par les mener vers une stabilité un peu moins précaire. Dans la terreur que fut cette migration, le peuple put compter sur des mystiques de grands pouvoirs venu à leur secours. Ceux-ci les protégèrent des horreurs de la brume et les aidèrent à s’établirent sur des terres plus sécuritaires.
La Marche Exilée désigne ainsi l’endroit où le peuple a migré vers le sud-est du pays de Mévose, par leur exil lors de l’Année Sombre. Les exilés ont dû, au fil du temps, saisir les terres encore sûres pour s’y établir. La frontière ainsi reformée sur les pourtours du territoire de Valterne froissa certaines des nations avoisinantes, ce qui mena à l’évènement de la Guerre de l’Exil.
La Guerre de l’Exil
Quelques années après le passage de l’Année Sombre, la position géographique maintenant possédée par les survivants de Mévose, appelée à cette époque le Chemin de l’Exil, devînt convoitée par plusieurs pays. Une grande guerre éclata alors entre le Vigmark, Varn et Langegard pour la possession de ces terres et de son peuple. L’ancien peuple Mévosien, divisé à cette époque, resta passif durant les premières années de la guerre. Ce fut le Duc de Chastel de cette période qui rallia les petits nobles de la région du Chemin afin qu’ils puissent revendiquer leurs droits et leurs territoires. Le Duc, lorsque se présenta à lui l’Ordre d’Élode, eut en mémoire ces mystiques qui autrefois aidèrent le peuple en temps de misère à se protéger des horreurs subies lors de la Marche de l’exil et accepta leur aide. Appuyé par les forces de l’Ordre, il construisit lentement, avec leurs conseils avisés, le régime féodal qui compose aujourd’hui la Marche Exilée. Il se passa trois longues années de conflits et de diplomatie tendue entre les différents seigneurs avant que la Marche Exilée ne voit le jour. Elle fut enfin officiellement formée et intégrée aux nations d’Élode après de longues années de travail acharné.
Le mode de vie des habitants de la Marche se reflète dans leurs habits; des vêtements utiles avant tout, aux couleurs unies et sobres, dans les tons d’ocre et de terre. L’habillement quotidien est composé de tissus solides et résistants faits de fibres naturelles: laine, coton, lin, cuir. Leur apparat est également pourvu de ceintures, sacs à compartiments, sacoches, bourses, besaces et autres accessoires commodes. La vie étant ardue dans la Marche, tous mettent la main à la pâte et les habits sont choisis non pas en fonction du sexe, mais bien des activités et occupations de chacun. Les protecteurs de la région portent habituellement des plastrons de cuir, usés mais raccommodés et bien entretenus, qui les protègent tout en n’entravant pas la liberté de leurs mouvements. En plus du plastron, les gardiens en fonction au pourtour des frontières portent souvent cuissards et canons d’avant-bras et ajoutent parfois grèves et gantelets pour plus de protection. Bien que la garde frontalière soit celle qui, le plus souvent, porte l’armure dans le cadre de ses fonctions, il est de mise pour chaque adulte, indépendemment de son sexe, de son rang social ou de son âge, d’avoir à portée de main l’équipement et les armes nécessaires à la protection de son logis.
Pour les chevaliers et chevalières, les armures de plaques ou les brigandines décorées d’héraldiques colorés sont souvent utilisés afin de bien mettre en évidence ses allégeances. Certains chevaliers sont reconnus sur le champ de bataille simplement par l’apparence de leur armure.
Style de Vie
Le peuple de la Marche est reconnu pour être composé d’individus travaillants, résilients et attachés à sa terre et ses possessions. Suivant un système politique féodal, ce peuple exploite au maximum les quelques richesses naturelles qui habitent le sol de leurs seigneurs. En raison de leur passé instable, les habitants portent en général beaucoup d’importance à la possession d’une terre et mobilisent tous les efforts nécessaires pour préserver et protéger cette dernière. Rarement les voit-on abandonner les projets qu’ils entreprennent ou bien rompre leur promesse. Bien que la roture se voit généralement peu instruite, les bourgeois et les nobles ont tout de même accès à une bonne éducation. Cependant, le peuple de la Marche a perdu beaucoup d’écrits et de manuscrits lorsque leurs ancêtres furent forcés de quitter le Duché de Valterne et le reste du Pays de Mévose, il y a de cela un peu plus de 100 ans. Ainsi, ces derniers accordent beaucoup d’importance aux quelques écrits qu’ils ont pu préserver au fil du temps. Bon nombre de Marcheurs et Marcheuses se considèrent comme les descendants de l’empire Mévosien et travaillent à retrouver ce qui fut perdu lors de la chute de l’empire ou à se réapproprier certaines des richesses de l’empire déchu.
Fêtes, traditions et art
La roture de la Marche n’a que peu le temps de fêter durant l’année. On note toutefois quelques petites fêtes et festivals éparpillés dans la nation à la fin de la saison de la moisson où beuverie, jeux d’argent et épreuve de dextérité et de force sont au rendez-vous. Dans les bourgs mieux portants, les cérémonies d’adoubement et de mariage sont souvent les meilleures occasions pour faire la fête et festoyer.
Le peuple Cyclaire de la Marche, quant à lui, fête les solstices et équinoxes, mais de façon différente que leur voisin du Vigmark. Chaque individu est appelé à faire un sacrifice qui lui est propre, que ce soit un objet d’artisanat, un bijoux, un repas ou un souvenir. Les prêtres dans les communautés sont responsables du sacrifice animal selon la saison. Ainsi, un loup est offert pour l’hiver, symbolisant l’apprentissage par l’épreuve, un ours pour le printemps, symbolisant l’éveil et le renouveau, un cerf pour l’été, symbolisant la puissance de la Marâtre et un hibou pour l’automne, symbolisant la chasse et la sagesse. Loin d’être des totems, ces animaux sont utilisés pour leur symbolisme et la représentation qu’ils sont de chaque aspect des Esprits du Cycle. Ils sont considérés comme étant ce qu’il y a de plus près de chaque saison, et donc comme étant les messagers idéal de la dévotion cyclaire en Marche Exilée. On retrouve leur image dans les fresques et objets religieux, mais ce ne sont pas les animaux en soi qui sont vénérés, mais bien leur symbolisme. Sinon, les festivités restent similaires. Les rites du passage des âges et l’abondance sont aussi fêtés dans la Marche.
Au niveau de la musique et des arts, on retrouve un bon nombre de ménestrels et de troubadours situés à l’est de la Marche, notamment dans l’enceinte de la ville de Marcenne, où musique et joutes sont les centres d’attraction principaux. Les fêtes et festivals sont peu nombreux et relativement sobres, mais ils n’en sont que plus appréciés par la population qui souhaite profiter des quelques moments de joies au travers du labeur du quotidien. Lorsque vient le temps de célébrer la fin de la saison chaude pour le festival des récoltes, il n’est pas rare de voir chevaliers et la noblesse se joindre au peuple pour chanter quelques chansons patriotiques et danser dans la place centrale du bourg.
Légendes
Bien que la Marche soit une nation relativement jeune, il y existe bien des légendes et des traditions qui lui sont propres. Certaines de ces légendes descendent directement de l’époque de l’Empire Mévosiens alors que d’autres sont plus récentes. Bien des troubadours et des bardes parcourent le territoire de la Marche en répandant ses légendes et en y cherchant des nouvelles histoires à raconter (et parfois à enjoliver quelque peu). Qu’elles soient fondées ou non, ces histoires sur les fées, des trésors perdus ou des statues vivantes font toujours la joie de ceux qui les entendent. Elles font partie, pour certains, de leur croyance, se mélangeant avec les histoires saintes que les prêtres racontent dans les églises.
Les héros
Certains individus qui furent d’une grande importance dans l’histoire de la Marche sont aujourd’hui reconnus par l’ensemble des Marcheurs comme des héros. Par l’église bradorienne qui agit dans la Marche, certains de ces héros furent même élevés au titre de Saints et martyrs, c’est le cas pour Valériane et Barthélémy.
Valérianne, la martyre de l’arrogance
Commandante d’une légion de l’Empire Mévosien au moment de la chute, elle guida de nombreux nobles à fuir vers l’est lors de la marche de l’Exil. Durant l’année sombre, elle a cru qu’elle pouvait affronter la brume avec ses légionnaires, des vétérans de la guerre et des experts au combat. Son but était de protéger la frontière de brume qu’avait laissé la chute de l’empire. Elle réussit à convaincre ses soldats de la suivre dans ce combat, et les condamna tous à la mort. Ce sacrifice fut un retour à la réalité pour les nobles qui avaient fuit l’Empire. Tenter de combattre et de mater la brume à tout prix comme l’avait fait Mévose pendant tant d’années était chose du passé, il fallait maintenant se concentrer à protéger les siens et ses maigres possessions. Les ambitions titanesques étaient choses du passé. Le duché de Valorie est nommé en l’honneur de son sacrifice.
Barthélémy de Chastel, paradoxe de l’impulsivité
Noble provenant de l’Empire et seigneur de guerre durant la Guerre de l’Exil, Barthélémy dit le volage était un bien piètre meneur d’homme. Il délaissait sans aucune arrière pensée ses responsabilités administratives en les déléguant à d’autres, préférant la chasse, les voyages, les fêtes et les tournois à l’administration quotidienne et la gestion de son domaine. Son tempérament devenant belliqueux lorsqu’il abusait de l’alcool, lui qui était reconnu pour aimer le bon vin, il entra en conflit avec bon nombres d’autres nobles et seigneurs de guerre qui l’avaient invité pour une soirée festive. Au moment où la Guerre de l’exil battait son plein, il eut une illumination quant à l’avenir des siens. Puisqu’il passait autant de temps à tisser des liens avec les autres nobles via les tournois et les fêtes, qu’il avait voyagé dans les quatre coins du Chemin de l’Exil pour des réceptions et tournois, Barthélémy était connu de tous. C’est ce qui lui permis de rallier les nobles à sa cause. Il unifia la petite noblesse pour organiser la défense du territoire et finalement créer une nouvelle organisation politique qui fut les bases de la Marche Exilée. Il créa cela pour que sa descendance puisse continuer à régner sur une terre qui lui appartiendrait par droit de sang. Il fut le premier seigneur de Chastel et est aussi connu comme Barthélémy de Banffre
Léodanam l’immortel
Léodanam est né le jour même de la chute de l’Empire Mévosien. Il se trouvait dans la capitale de l’empire, Tigal, lors du cataclysme s’étant produit il y a plus de 125 ans. Il est le plus jeune enfant à avoir survécu à cette apocalypse et à la fuite vers ce qui devint la Marche exilée. Ce serait son contact avec la brume pendant la chute de Tigal qui lui aurait donné les dons qu’il possède aujourd’hui. Léodanam est un vieil homme qui, malgré qu’il soit plus que centenaire, possède encore tous ses moyens et est reconnu pour sa sagesse et ses connaissances sur de multiples sujets. Il aurait vu, dans sa fuite de l’Empire qui s’écroulait, la mort elle-même qui l’aurait épargnée alors qu’elle emportait ses parents. Léodanam est reconnaissable facilement par ses cheveux gris et blanc toujours attaché et tressé dans son dos en plus de son oeil droit, différent de son oeil gauche. En effet, son oeil droit est blanc comme celui des aveugles, mais il lui permet de voir, toujours selon la légende, dans le monde des morts. Son œil gauche est d’un bleu profond et laisse voir une sagacité certaine.
Sir Iselda la sans peur
Chevalière errante ayant juré de protéger la Marche et ses frontières devant le roi, Sir Iselda est craint sur le champ de bataille comme dans les tournois car elle ne recule devant aucun défis, aucun adversaire. Originaire de Valorie, la puissante guerrière est facilement reconnaissable pour son heaume jaune et vert, les couleurs de son duché. La légende veut qu’elle ne cligne même pas des yeux lorsqu’elle joute, au risque de perdre un œil par un éclat de bois. Il s’agit certainement d’une des meilleures bretteuses de la Marche. Sa hardiesse inspire bien des jeunes filles et des jeunes garçons à devenir écuyer.
La Dame Blanche
La Dame Blanche est une chouette effraie des clochers de grande taille et d’une grande sagesse qu’il est possible de consulter dans une forêt dangereuse et lugubre du nord de Danteigne. Aussi grande qu’un cheval, cette entité étrange et dérangeante conseille ceux et celles qui sont désespérés et qui ont perdu foi envers les dieux. La tradition veut qu’avant de poser une question à la Dame Blanche, il faut lui faire une promesse qu’il sera impossible de briser, sous peine de perdre la vie sur le champ lorsque ce jour viendra. Il est dit qu’elle n’offre sa sagesse que sous la forme de métaphores pouvant avoir différentes interprétations.
Les Fées
- La Dame d’Orcades
- L’Illiande, le Miroir de la Noble-Quête
Vision de la Brume
C’est dans l’adversité que la nature de l’Homme se révèle. Bien que les hommes et les femmes de la Marche Exilée craignent la Brume et ses engeances, ils voient en elle une partie de leur culture. Sans le désastre de Valterne, tout ce que représente la Marche Exilée, comme ses valeurs, ne serait pas présent aujourd’hui. La combativité, la survie et l’espoir, voilà ce que les gens de la Marche retirent de ce fléau. Bien qu’il est vrai que la Brume est perçue comme quelque chose de totalement incontrôlable pour ce peuple, ces derniers savent qu’en s’unifiant et en combattant cette dernière, ils peuvent traverser toutes les tempêtes sans jamais faillir.
La politique de la Marche a connu un grand changement lors de l’automne 123, alors que les ducs, duchesses, barons et baronnes acceptèrent de reconnaître en la personne de Robin Avery le rôle de Roi des Marcheurs. Avant ce changement majeur, c’était uniquement les ducs et duchesses qui occupaient les plus hauts postes dans cette société féodale. C’est pendant la guerre de l’Exil que sept familles nobles réussirent à s’élever pour prétendre au rang de duc. Durant le siècle qui suivit, il y eut quelques guerres ducales et des rébellions de barons envers leur supérieur, mais les familles nobles demeurèrent relativement les mêmes.
La Marche fut dirigée par sept maisons qui se partagent les parcelles de territoire toujours habitables à l’est de l’ancien empire Mévosien. Les Ducs et Duchesses ont ainsi divisé ce pays en sept duchés. Ce sont ces derniers qui veillent à administrer et défendre les terres du royaume. Chacun des duchés est divisé en baronnies suivant le principe du féodalisme.
Hiérarchie sociale et féodalisme
Robin Avery de Danteigne est le roi des Marcheurs, mais il est également duc de Danteigne. Ce double rôle fait de lui le propriétaire des terres du duché de Danteigne seulement, car dans ce jeune royaume qu’est la Marche, le roi ne gouverne ni ne possède pas la terre, ses champs et ses forêts. Il est le roi des Marcheurs et il guide et gouverne le peuple.
Le Roi à des obligations et des pouvoirs.
- Protecteur des frontières limitrophes: Le Roi à le mandat de s’assurer que les frontières externes de la Marche soient respectées et que les nations voisines ne conquiert pas les terres de la Marche. Le Roi à ainsi le mandat de gérer la Garde Frontalière et peut demander aux différents ducs de contribuer à la défense de la Marche dans le cas d’une attaque d’une nation ennemie.
- Le Roi ne peut prendre la décision d’attaquer une nation voisine. La Garde Frontalière à le mandat de protéger la Marche et ses frontières, et non d’attaquer une terre qui n’est pas de la Marche et qui est sous juridiction d’un autre pays.
- Dans chaque duché, le Roi possède un château ou une place forte (que le duc ou la Duchesse doit lui céder) qu’il administre et qui sert de point de commande et de barraque pour la Garde Frontalière.
- Le Roi peut exiger une taxe aux ducs afin de lui permettre d’administrer la garde frontalière et d’organiser les défenses du royaume.
- Gardien des Valeurs: Il est du devoir et du pouvoir du Roi d’établir les Valeurs de la Marche. C’est devant ses valeurs communes que l’ensemble de la noblesse de la Marche prête serment lorsqu’ils ploient le genou devant le suzerain. Il est du pouvoir du Roi de modifier les valeurs de la Marche.
- S’il fait usage de ce pouvoir pour modifier les valeurs de la Marche, il à l’obligation d’en informer l’ensemble des ducs et des chevaliers errants de la Marche dans un délai de moins de 30 jours.
- Devant la modification, si un duc ou un chevalier prend la décision de ne pas renouer ses vœux, il doit le faire en personne devant le roi et ce, dans un délai de moins de 30 jours sans quoi il sera considéré avoir acquiescé aux changements.
- Voix de la Sagesse Divine: Le roi est reconnu pour sa sagesse et son lien avec le divin. Autant les bradoriens que les cyclaires de la Marche reconnaissent ce fait. Si un duc demande audience ou conseil au roi, celui-ci à le devoir de le recevoir en sa demeure ou d’aller à sa rencontre afin de lui porter conseils et le guider vers la lumière.
- Le Roi possède également le pouvoir d’exiger des différents clergé, une fois par année, une dîme en son nom. Les différentes congrégations religieuses sont responsables de collecter la dîme et de la livrer au Roi.
- Les Clergés ne possédant pas de force armée, la protection des convois transportant la dîme est vue comme une quête divine que bon nombre de chevalier errant peuvent réaliser au courant de leur vie.
- Le Roi possède également le pouvoir d’exiger des différents clergé, une fois par année, une dîme en son nom. Les différentes congrégations religieuses sont responsables de collecter la dîme et de la livrer au Roi.
- Au service de la Marche: Le roi est reconnu comme tel par la noblesse de la Marche et demeurera suzerain tant que la noblesse le juge digne. Si les ducs n’ont plus foi en leur Roi, il est de leur responsabilité de lui retirer son trône par les armes. Si les dieux s’opposent à cette rébellion, celle-ci échouera, si les ducs détrônent le Roi, c’est que les dieux auront abandonné le Roi.
- La table du Roi: Afin de demeurer au fait des nouvelles et des intérêts de la Marche, le Roi à l’obligation de tenir, de manière mensuelle, une table de conseillers qui échangent avec le Roi afin de le guider dans ses décisions et ses actions. Il y a une rotation des membres sur une base mensuelle, selon la volonté du Roi. Il existe neuf sièges à cette table en plus de la place du Roi.
- La composition de cette table au printemps 124 est celle-ci:
- représentant du clergé bradorien
- représentant le clergé cyclaire
- Damien Colbert, chevalier errant
- Roland Imbert, noble au service du Roi
- chevalier errant
- Siège Mystique
- La composition de cette table au printemps 124 est celle-ci:
Héritage de l’empire Mévosien, la hiérarchie dans la Marche est féodale et vise à honorer les traditions passées de ce peuple. Les ducs et duchesses règnent sur des lopins de terre plus ou moins grands et sont liés entre eux par le serment qu’ils ont fait envers les traditions et valeurs de la Marche, devant le Roi. Les ducs peuvent prélever des taxes sur les paysans et ceux qui habitent sur leur terres en plus de taxes sur le commerce qui s’y déroule.Sur ces fiefs ou dans les bourgs (dirigés par des baillis) vivent des individus libres. De nos jours, la terre est la principale richesse, sans terre, point de revenu, sans revenu, point de vie. La terre appartient aux ducs et duchesses et la gestion y est administrée soit directement par la famille ducale ou déléguée à des barons et baronnes.
Chaque duc possède une armée, une milice et/ou une compagnie de chevaliers qui lui est fidèle. Il est du droit des ducs de déclarer une guerre à un autre Duc ou à un baron, que ce dernier lui ait prêté serment à lui ou à un autre duc. Le droit de guerre fait partie du système de justice de la Marche et le champ de bataille devient un lieu ou la justice divine départit la vérité du mensonge. Afin de réclamer son droit de guerre, un duc doit le déclarer solennellement lors d’une messe ou autre événement religieux organisé par le clergé. Les ducs peuvent faire affaire avec des mercenaires ou embaucher des chevaliers errants lors de l’utilisation de leur droit de guerre.
Lorsque la guerre à pour sujet le contrôle de la terre, elle implique forcément les ducs, étant donné que les barons ne possèdent pas la terre.
Les barons, quant à eux, gèrent les terres qui leur sont attribuées par les ducs. Sur ces terres, ils peuvent ainsi décider de comment les terres seront exploitées, comment se développeront les bourg et autres villages et qui demeurera dans telle ou telle demeure.Ils sont aussi responsables de collecter les taxes qu’ils devront remettre au duc ou à la duchesse après avoir conservé la part pour la gestion de la baronnie.
Les congrégations religieuses ou autre forme d’organisation religieuse ne peuvent posséder de terres ou de bâtiments en soit. Ainsi, les temples, églises et autres lieux sacrés ne sont toujours que prêtés aux congrégations religieuses et demeure la propriété des ducs et duchesses de la Marche.
En simplifiant quelque peu, il existe 3 catégories d’individus. La roture composer des paysans et autres travailleurs qui produisent les richesses en travaillant la terre et s’occupant des bêtes, les érudits, composés des mystiques et croyants, qui ont pour rôle de soulager les maux des uns et protéger les maisonnées des incursions de brume et finalement la noblesse qui possèdent et protègent leurs terres ainsi que les deux autres catégories. Les frontières entre chaque catégorie sociale sont floues et il n’est pas rare qu’un individu appartienne à deux catégories simultanément.
Les titres de noblesse tels que chevalier, baron ou duc se transmettent au premier descendant légitime de la famille, quel que soit son genre. L’époux ou l’épouse, à la mort de son conjoint, n’a aucun droit sur le titre, qui revient à l’aîné ou au frère ou à la sœur du défunt s’il n’a pas de descendance. Ceci a pour but de garder les titres au sein de la famille noble.
La chevalerie est un art de vivre pour les gens de la Marche Exilée. Les écuyers servent leur seigneur et apprennent de lui l’art et les valeurs de la chevalerie. Ils s’entraînent au combat en lice, afin de pouvoir un jour se distinguer lors des tournois. Ils composent de la poésie et font de la calligraphie afin d’être de brillants courtisans. Les écuyers mémorisent les héraldiques afin de pouvoir reconnaître les maisons du duché. Ils pratiquent l’art de la guerre, afin de pouvoir mener les hommes au champ de bataille. Ils apprennent à administrer un domaine et à le faire prospérer. Ils respectent les vertus chevaleresques: l’honneur, la fidélité, la prouesse, la générosité et la probité.
Une fois qu’il s’est montré digne, l’écuyer est alors adoubé chevalier où il prête serment devant son seigneur. De ce fait, il contracte les droits et les devoirs des seigneurs. Il peut aussi devenir un chevalier sans terre, mettant ses talents au service de son suzerain. Notez que la chevalerie n’est pas exclusivement masculine, les dames peuvent choisir de devenir chevalier, souvent pour honorer un serment familial. Exceptionnellement, les ducs et duchesses et le Roi seulement peuvent adouber chevalier un simple roturier qui aurait brillé par ses prouesses ou ses vertus.
Dans la pratique, les vertus chevaleresques sont relatives, et rares sont les chevaliers qui les suivent fidèlement à l’intérieur de la Marche. La plupart en font une libre interprétation et certains n’en ont cure.
Seigneuries et villes d’importances
— La seigneurie de Chastel —
Famille ducale: De Banffre
Maison de la famille de Banffre, cette seigneurie est le pilier diplomatique entre les autres nations humaines, soit le Vigmark et Langegard. La cité d’Aubenois est le lieu de plusieurs rencontres annuelles soit commerciales ou bien diplomatiques avec les différents envoyés des autres nations. Le Duc Christian de Banffre est, tel son père Sémont, réputé pour son charisme et son franc-parler partout dans la Marche. Chastel est certainement le duché ou le patriotisme est à son paroxysme dans la Marche. Fiers Marcheurs, les citoyens de Chastel n’hésitent jamais à hausser la voix ou à prendre les armes pour défendre leur nation et leurs valeurs. C’est en Chastel que les chevaliers ducaux sont reconnus pour utiliser l’Exode, une drogue de combat souvent jugée dangereuse et créant une dépendance pour ceux qui l’utilisent. Ne se cachant pas de cette pratique autrefois décriée, le duc Christian de Banffre opta plutôt pour utiliser ce fait comme d’un blason qu’il porte fièrement. Ses guerriers sont ainsi mortellement efficaces sur le champ de bataille et craint dans la Marche comme à l’extérieur.
— La seigneurie de Danteigne —
Famille ducale: Avery
En bordure avec Langegard se tient Danteigne. Ayant tissé des liens étroits avec les Piliers de Langegard depuis plusieurs années déjà, celle-ci est l’une des seigneuries les plus privilégiées de la Marche avec Valorie. C’est en Lacroix que fut couronné Robin Avery, Roi des Marcheurs, à l’automne 123. Le duc Avery marqua une coupure importante avec Langegard qui était de plus en plus présente dans le duché et qui avait voulu en faire un nouveau pilier de Langegard. Suite au retour du duc à la fin de l’été 123, bon nombre de langegardois quittèrent la ville pour retourner en Langegard, craignant qu’ils seraient chassés de leur chaumière. Il n’en fut rien et les langegardois sont toujours les bienvenus en Lacroix, tant qu’ils se plient aux traditions et lois de la Marche. On y retrouve d’ailleurs diverses ambassades et commerces Langegardois qui sont très populaires auprès des Marcheurs. Un grand nombre de chevaliers errants proviennent de Danteigne et parcourent les terres à la recherche de quête et de travail afin de défendre et protéger ceux qui en ont le plus besoin. Ces chevaliers errants dépendent également de la générosité de la petite noblesse et de la population afin de trouver nourriture et logie pendant leur voyage et pèlerinage.
— La seigneurie de Valorie —
Famille ducale:Mélidor
Maison de la Duchesse Éléanne Mélidor, Valorie prospère par sa proximité avec Rive-Claire. La majorité des activités commerciales de cette seigneurie provient des nombreux musiciens, artisans et commerçants qui habitent la ville de Marcenne. Cette ville est l’une des plus densément peuplée du territoire de la Marche et abrite un nombre record d’auberges et de tavernes pour les nombreux voyageurs passant par cet endroit. Elle attire bon nombre de nobles en provenance de Langegard à chaque année avec les nombreuses joutes et tournois d’armes ayant lieu au cœur de la cité. Le duché de Valorie entretient de nombreux liens commerciaux et politiques avec le duché de Chastel.
— La seigneurie de Durance —
Famille ducale: Julbert
Longtemps considéré comme le cœur de la Marche Exilée pour ses importantes rencontres entre ducs et duchesses qui avaient lieu à l’intérieur de la Cité de Val-de-Lys, Durance est le duché le moins peuplé de la Marche. Le Duc de Durance est Auguste Julbert, un homme de près de 70 ans et le doyen parmi la noblesse ducale de la Marche. Durance est l’une des seules seigneuries de la Marche qui peut se vanter d’avoir de bonnes relations avec le peuple de Varn, notamment avec le Clan du Vaedryn. Outre son commerce florissant avec les collines de Varn, Durance peut compter sur la présence du fils du duc, Rémi Julbert, un homme charismatique et entreprenant qui est de tous les combats. Il est d’ailleurs l’instigateur du recrutement des factions de l’Ordre d’Élode qui rejoignirent certains duché de la Marche, dont Durance. C’est cette initiative qui permit à la Marche d’avoir accès à un savoir et des compétences sur la compréhension et le combat contre les puissances de la brume. Principalement composé de montagnes et de vallons, Durance renferme bien des secrets et des vestiges de l’époque de l’Empire qui commencent à peine à refaire surface suite aux changements des vents de brume ayant eu lieu lors de la Plainte du Néant.
— La seigneurie de Mésière —
Famille ducale: De Beaumont
Ayant accès à quelques mines de fer et de cuivre, cette seigneurie est en mesure de produire une quantité suffisamment importante d’armes, d’outils et d’armures pour approvisionner la Marche. Les quelques commerçants de Mésière font très souvent affaire avec les caravaniers du Vigmark afin de vendre l’excédent de leur production durant l’année. On y retrouve plusieurs foires marchandes et encans de toutes sortes dans ses nombreux hameaux l’été arrivé. Ayant eu des conflits militaires importants suivant la plainte du Néant, Mésière se relève encore tranquillement du bouleversement politique et financier des dernières années. Le château de Haut-Roc, qui est à ce jour toujours qualifié d’“imprenable », est toujours sous occupation des Vigmars qui surent demeurer maîtres de l’endroit. Malgré le cataclysme qui causa la chute d’une partie de la montagne sur laquelle se trouvait la voie d’accès au château, la place forte tient toujours en rappelant aux marcheurs qu’ils n’ont pu reprendre l’endroit. C’est en novembre 123 que le Roi Robin Avery assermenta Aimée de Beaumont, qui fut l’une de ses plus loyales conseillères et cheffe de guerre lors des précédentes années, comme duchesse du duché. Duchesse Beaumont, n’étant pas issu de la noblesse, représente bien pour son peuple qu’il est possible de s’élever dans la Marche par le dévouement, la loyauté et les hauts faits héroïques. Elle s’établit dans la ville de Hardoise se trouvant près du Lac Rouge avec comme projet de rebâtir cette ville qui fut laissée à moitié vide et délabrée suite aux dernières années difficiles. C’est avec des alliances fortes avec Danteigne ainsi que la table des barons de Ravière que la duchesse de Beaumont entame son règne en Mésière avec la forte conviction de transformer le territoire en un lieu névralgique pour la Marche. Bon nombre de campements temporaires semblent devenir des petits villages à l’ouest du territoire alors que des centaines de Marcheurs souhaitent se rendre jusqu’à Tigal, l’ancienne capitale de l’Empire qui fut révélée étant encore pleine de vie et de fiers bradoriens lors de l’été 123. Opportunité ou enjeu en devenir pour Mésière, cette situation complexe sera certainement centrale dans le développement des prochaines années pour le duché. Un jeune chapitre de l’Ordre de l’Exil, un ordre de chevalerie bien connu dans la Marche, s’établit dans le duché en 123. Il s’agit du chapitre du phénix avec à sa tête Sir Geoffroy Guiscard, un chevalier originaire de Danteigne.
— La seigneurie de Ravière–
— La seigneurie de Ravière–
Famille ducale: (Anciennement, famille Germain) Aucune, c’est un conseil des barons et baronnes qui gère le duché, représenté par la duchesse Élaine de Clairchênes
Au cœur de la Marche, le peuple de Ravière est en mesure de trouver une certaine quiétude en raison de l’abondance de leurs terres. Le blé et le maïs sont les cultures les plus exploitées des fiefs de Granquets où le bétail y est bien nourri. Les vivres excédentaires des récoltes sont vendus à travers le restant de la Marche. Malgré cela, le peuple du pays étant très nombreux, il est difficile de faire des provisions et réserves dans les greniers de Ravière pendant la saison froide. De plus, il n’est pas rare que les barons de Ravières commercent davantage de vivres pendant la saison chaude avec le Vigmark et Varn pour éviter la famine.
— La seigneurie de Belfort / Helmgart —
À la frontière de l’Ancien Empire Mévosien se tient la seigneurie de Belfort. Ce territoire fut le sujet de nombreux affrontements au courant de la dernière décennie avec le royaume de l’acier. En effet, Sthal convoita ce territoire pour ses ressources minéral en plus de son accès direct vers l’ancien duché de Valterne dans le territoire de l’empire déchu. Cette guerre se solda en 118 par la victoire de Sthal contre leurs ennemis Marcheurs et Vigmars qui combattaient pour le contrôle du territoire. Devenant ainsi une province pour les Stahliens, les Marcheurs perdirent Belfort qui fut renommé Helmgart. C’est suite à la Plainte du Néant et à la dispersion des plus importants vents de brume du territoire de Valterne que Sthal commença à tourner ses intérêts vers Mévose et que la noblesse de la Marche, se solidifiant sous les rumeurs de l’élévation d’un roi, s’intéressa de nouveau à ce duché. Alors que les nobles pouvaient à nouveau pratiquer leur tradition et leur foi comme bon leur semble, les discussions avec la population et les envoyés de Robin Avery plaçaient la table pour la suite des choses. Au printemps 124, les autorités Sthaliennes stationnées dans la place forte d’Helmgart sont bien aux faits de leur baisse de popularité sur la population locale et du danger de plus en plus réel qui pèse sur eux. Ne voulant pas faire de ce lieu un bain de sang à nouveau, surtout considérant la course à la conquête du territoire Mévosiens, les négociations ont débutées entre les représentants de Sthal et du roi des Marcheurs pour la transaction du duché de Belfort. Bien conscient de la valeur de ce territoire qu’ils ont chèrement acquis en 118, les Sthaliens ne laisseront pas aller Helmgart pour une bouchée de pain aux marcheurs qui eux, veulent reprendre à tout prix ce duché afin de consolider le territoire de leur royaume qui ne cesse de prendre en assurance et en autonomie.
Secteur Militaire et Armée
Aucune troupe ne peut se considérer aussi résiliente que la Brigade Frontalière de la Marche. Instaurée par les autorités de l’ensemble des seigneuries de l’ouest, cette dernière avait à l’origine comme unique mission de repousser les assauts des créatures provenant de la Brume à l’ouest du pays. Aujourd’hui sous l’autorité du roi des Marcheurs, la Brigade Frontalière sert à patrouiller et protéger l’ensemble des frontières de la Marche. Femmes et hommes d’expérience entraînés et forgés par les nombreuses batailles contre l’inconnu, ils sont l’une des plus grandes fiertés de cette nation. Ainsi, ce sont plus de 5000 soldats d’infanterie qui sont postés dans chacuns des duchés de la Marche et qui sont prêts à défendre les frontières et la population de la Marche, qu’il s’agisse d’engeance ou d’une nation voisine trop gourmande.
De plus, chaque seigneurie de la Marche possède également des troupes qui lui sont propres, allant d’infanterie et d’archers à la cavalerie sous les ordres des Ducs et des Barons de leur région respective. De tels effectifs sont nécessaires pour garder une certaine stabilité territoriale à l’intérieur de la Marche.
Littéralement située au centre du continent, la Marche Exilée sert de pont entre les autres nations. En effet, sans son implication politique auprès du Vigmark et de Langegard, la stabilité entre les 2 voisins n’existerait pas aujourd’hui. De plus, la Marche possède des frontières communes avec Cyriandre, Drasilem et Varn. Il lui est donc plus facile de commercer et de parlementer avec ces derniers. Les conventions et tractations des nations d’Élode ont très souvent lieu à l’intérieur même de la Marche, car sa localisation géographique et sa présente position diplomatique avec les autres nations contribuent à lui faire bénéficier de ce statut particulier.
Ayant connu des conflits et une occupation par les forces Sthaliennes depuis 118, c’est avec le royaume de l’Acier que les affaires sont les plus difficiles. Bons nombre de Marcheurs et Marcheuses considèrent encore les Sthaliens comme des envahisseurs et des esclavagistes avides des richesses de la Marche et de sa forte population.
Les Mines d’Hardroise
De modestes mines de fer et de cuivre à ciel ouvert situées à la frontière de la Marche Exilée et du Vigmark, celles-ci sont exploitées par les habitants de Mesière depuis près de 50 ans. Les ressources qui y sont exploitées servent principalement à équiper la Marche en outillage, armes et armures.
Les Geôles de Rasbourg
À l’intérieur de la ville de Rasbourg, dans la province de Belfort, siège la prison de la Marque. Qu’ils y soient enfermés à vie ou bien marqués par le fer, chacun des criminels envoyés sera l’objet des pires tortures et sévices imaginables. Les dirigeants de ces prisons, Les Geôliers de la Marque sont réputés pour leur cruauté, mais également leur discipline à toute épreuve.
Les Prairies de Granquets
Des étendues fertiles situées au milieux du territoire de la Marche Exilée, il s’agit de la seule région où la terre pourrait être considérée riche. Le blé et le maïs sont les céréales les plus cultivés de cet endroit.
Le Carrefour des Astres
Suite à la plainte du Néant et aux nombreux changements des vents de brume obligeant les marchands à revoir leurs routes commerciales, une guilde de marchands de Ravière descendit la Rivière des Ducs jusqu’au village riverain de Folembray. Cette modeste bourgade était située à l’embranchement de la rivière qui s’enfonçait dans Belfort. Le village avait même un vieux bac à traille désaffecté. Géographiquement, Folembray était en plein cœur de la Marche Exilée. Le potentiel commercial de ce village était immense. Ne reculant devant aucune adversité, la guilde de marchands alla pétitionner les nobles régionaux, rallia à sa cause les citoyens avoisinants et envoya des invitations à leurs confrères commerçants. C’est ainsi que le Carrefour des Astres a vu le jour. Ce lieu est aujourd’hui une plaque tournante et un passage obligatoire pour quiconque se prétend commerçant. De plus, il s’agit du moyen le plus direct pour envoyer des marchandises et des vivres vers Rivesonge, petit village se trouvant en territoire de l’ancien duché de Valterne.
–Commerce et artisanat–
Relations commerciales
La Marche Exilée est considérée comme l’épicentre du commerce d’Élode durant l’Été. À l’intérieur des seigneuries, on y retrouve plusieurs foires marchandes qui regroupent des commerçants en provenance de partout. Le plus souvent, ces terrains sont loués par les commerçants et les investisseurs du Vigmark, le temps de la saison chaude. Cela permet aux seigneurs de la Marche de profiter de ce revenu supplémentaire et de développer davantage leurs relations avec les autres royaumes.
Spécialités et exportations
Les revenus en ressources brutes de la Marche Exilée sont modestes lorsque comparées aux autres nations les entourant. Cependant, elle bénéficie d’un avantage indéniable parce qu’elle se situe au centre des routes commerciales de plusieurs royaumes. Ainsi, plusieurs foires marchandes prennent place plus à l’ouest pour favoriser les échanges entre les différentes contrées. Les Ducs de la Marche y gagnent pour beaucoup en instaurant des taxes frontalières. La nature plus modeste des terres fait en sorte que les produits d’artisanat sont plus rares à l’intérieur de cette contrée. Les seigneurs et les travailleurs visent d’abord la production de produits de base ou utilitaires pour subvenir à leurs besoins.
Importation
Malgré sa production annuelle de blé et de maïs, la population importante de la Marche oblige ses dirigeants à importer une grande quantité de vivres supplémentaires à chaque année de ses voisins. Des traités commerciaux avec le Vigmark et Varn ont été signés il y a près de 30 ans afin de s’assurer une certaine sécurité à ce niveau. Bijoux, parfums et autres produits de raffinement de Langegard sont également importés par les familles nobles et bourgeoises de la Marche. Langegard fournit également une certaine quantité d’armes et d’équipement militaire aux seigneuries de l’Ouest à chaque année afin qu’ils puissent être suffisamment bien outillés pour défendre les frontières.
Les arcanes et le mysticisme sont des connaissances difficilement accessibles à l’intérieur de la Marche Exilée pour le commun des mortels.. La destruction de l’Empire Mévosien a emporté dans sa tombe beaucoup d’écrits en lien avec le sujet.
Les Ordres du Mystère de la Marche
(Anciennes factions déserteurs de l’Ordre d’Élode)
Introduction
Fondé par les vestiges des divisions déserteuses de l’Ordre d’Élode en l’an 121, ces instituts se voient sous les ordres de trois duchés de la Marche; Durance, Chastel et Ravière . Ils apportent une expertise mystique et scientifique propre aux spécialités des divisions fondatrices à l’intérieur de la Marche Exilée. Malgré leur relation avec chacun de leur duché d’hébergement
Les trois ordres:
L’Académie de l’Astre-Franc (Durance)
Anciennement connu comme la Division de l’Astre-Franc, occupant le fort du Zénith en Mévose. Les membres de cette division ont voué allégeance au Duc de Durance durant l’an 121 lors de la Plainte du Néant. Avec l’aide de Nathan de Durance, anciennement de la division Tourne-Pierre, ceux-ci ont pu établir une institut mystique et militaire en début de l’an 122 au Val-du-Lys.
Sous les ordres du duc actuel, cette académie se spécialise dans les enseignements militaires ainsi que sur l’usage de la magie runique et l’évocation afin d’augmenter les capacités physiques en combat. Le code d’honneur et les principes de chevalerie sont grandement mis de l’avant à l’intérieur de cette académie. En date de l’hiver de l’an 123, l’Astre-Franc a entamé son recrutement des individus possédant un potentiel arcanique au sein de la population des baronnies avoisinantes la nouvelle tour de magie récemment érigé sur les vestiges d’une construction datant de l’Empire Mévosien.
L’Astre-Franc est sous la direction de Dame Yvrenne de Val-du-Lys, anciennement capitaine
Le Cénacle de Sombrecroix (Chastel)
La division Sombrecroix fut rapidement approchée par les autorités de Chastel durant la période de rupture de l’Ordre d’Élode en 120. Ceux-ci furent les premiers à quitter la régence de l’Ordre d’Élode et briser leur serment. Ayant une portée académique d’abord et avant-tout ces derniers ont su rentabiliser les installations offert par le duc Christian de Banffre suite à leur arrivée à l’intérieur du duché en 120.
Depuis, ces derniers ont fondé le Cénacle de Sombrecroix où études alchimiques et mystiques s’y déroulent en permanence. Ces derniers n’ont pas repris le recrutement depuis leur désertion. Certains de leurs membres sont parfois dépêchés pour des missions d’études dans les Brocéliantes et dans les différentes ruines mévosiennes. Lorsqu’ils étaient dans l’Ordre d’Élode, cette division se spécialisait dans l’étude de l’abjuration et de la magie des songes et était majoritairement composée de membres de Langegardois et de Cyriands.
Actuellement, le Cénacle de Sombrecroix est dirigé par Isaac Renella d’Abondance, natif de Viscogne.
Le Conservatoire d’Ambrecoeur (Ravière)
Le Conservatoire d’Ambrecoeur est établi sur le site de la sépulture du feu Duc de Ravière Germain le Preux, décédé en l’an 121 peu de temps après le début de la Plainte du Néant. Ce dernier avait été grièvement blessé par un cerf lors d’un accident de chasse au cœur de Clairbois. Une infection eut raison de lui quelques semaines suivant sa blessure. Malgré le décès de leur suzerain, les membres de l’Ambrecoeur poursuivent leur serment envers ce dernier même après sa mort.
Établissant leurs quartiers généraux sur le mausolée familial de l’ancien duc en son honneur, ces derniers usent de leurs connaissances en divination et en magie des songes afin de cerner les desseins et intentions des ancêtres de Clairbois.
L’Ambrebois est également la seule division de l’Ordre d’Élode ayant rejoint la Marche à avoir une vocation religieuse cyclaire forte considérant que la majorité de ses membres étaient autrefois du Vigmark. Embrassant le courant du Renouveau nouvellement établi au sein de Ravière en 122, ces derniers utilisent les possessions du Preux tel des reliques voués à leurs actes divinatoires et leurs défenses du duché.
Ils ont activement appuyé Sir Robin d’Avery dans son ascension pour devenir le nouveau monarque de la Marche.
Sieur Silas de Clairchênes, fils du printemps, est à la régence du conservatoire en plus de servir de protecteur des reliques du mausolée de Clairbois.Ce dernier était anciennement le vice-commandant du chapitre de l’Ordre d’Élode établi au Vigmark. Ce dernier est également le frère cadet d’Eldanna, l’instigatrice du Renouveau au sein de la Marche et conseillère de Robin.
La foi Bradorienne dans la Marche
Héritage du passé des marcheurs à l’intérieur de l’ancien empire de Mévose, l’Église Bradorienne influence encore les valeurs, les coutumes et les traditions de l’ensemble des habitants de la Marche. À l’intérieur du Duché de Danteigne, les étroites relations qu’entretiennent les nobles et la bourgeoisie marchande avec les Piliers de Langegard a permis le financement et la construction de quelques églises, dont la Cathédrale de Lacroix, entièrement financé par le clergé langegardois. Si d’autres églises ont été érigées ailleurs dans l’est de la Marche et regroupent un part des fidèles, la majorité des Bradoriens de la Marche ont rejeté l’influence des Piliers de Langegard sur l’organisation religieuse de leur foi. S’ils adhèrent aux préceptes et aux valeurs de leur foi, ils rejettent l’autorité suprême du Pontife et de ses cardinaux, ainsi que la hiérarchie des ordres, et optent pour une structure hiérarchique plus terre à terre, meurtri par le fait que les langegardois se soient détournées d’eux en temps de besoin. Si ce schisme de la foi s’est opéré tranquillement depuis la Guerre de l’Exil, l’avènement du mouvement loyaliste a encouragé les Marcheurs bradoriens à affirmer de plus en plus ouvertement leur traditions propres.
Ainsi, à la différence des Piliers de Langegard, les communautés bradoriennes de la Marche exilée sont dépourvues de structure hiérarchique. Plutôt, les communautés bradoriennes sont organisées autours de prédicateurs autonomes, généralement des intellectuels, dont le rôle est d’enseigner aux croyants les préceptes de la foi bradorienne, et de les conseiller dans la direction à suivre. Ainsi, dans la plupart des communautés de la Marche, une personne s’est établie et agit comme prédicateur. En milieu rural, les communautés sont constituées à l’échelle d’un village ou d’un lot de terres alors qu’à l’échelle d’une ville, il existe des communautés à l’échelle des quartiers. Rejetant l’opulence du clergé langegardois, et n’ayant de toute façon pas les ressources financières pour en soutenir la construction, ces prêcheurs n’établissent pas les lieux de culte dans des bâtiments sacrés. Plutôt, ils prêchent aux fidèles dans les endroits de rassemblement usuel, que ce soit le lieu d’habitation d’un hameau, la place publique d’un quartier, un baraquement militaire ou en plein centre d’un festival. S’ils sont chanceux, le ou la baron/baronne en place laisse le prédicateurs avoir accès à un bâtiment pour qu’il pratique ses messes et sa foi pour la population.
Quant à la noblesse, elle se distingue par la présence d’un prédicateur à l’intérieur même de leur Maison, qui agit aussi régulièrement comme tuteur pour la descendance et conseiller pour le seigneur. Ce rôle d’influence est hautement prestigieux, et ceux qui l’exercent auprès des comtes et des ducs doivent détenir un titre de noblesse. En théorie, en cas de différends dans l’interprétation des préceptes entre deux prédicateurs, ce serait à la communauté de décider ce à quoi ils adhèrent, plutôt qu’à la hiérarchie. Dans les faits cependant, il n’est pas rare que les prédicateurs de la noblesse la plus influente dictent l’interprétation juste aux autres.
Certaines croyances et coutumes sont toutefois universellement admises à l’intérieur de la Marche. Les Écrits-Saint sont reconnus et les archons encensés. Cependant, alors que les langegardois perçoivent les saints et les martyrs comme immuables, les Marcheurs y voient plutôt un honneur à attribuer aux dévots les plus significatifs de leur temps. Ainsi, Valérianne, mévosienne en l’honneur de qui qui fut nommé le duché de Valorie, ainsi que Barthélémy de Chastel, premier duc de Chastel ayant rallier les seigneurs durant la guerre de l’Exil, ont été élevés par les Marcheurs au rang de figures saintes de la foi. Certaines coutumes diffèrent également dans leur application, étant donné l’organisation sociale différente et l’histoire distincte des Marcheurs. C’est notamment le cas du principe du don du Code de conduite, qui représente dans la Marche un don de soi, plutôt qu’un don de son enfant. Ainsi, il est inculqué qu’à la naissance du quatrième enfant d’une famille, l’un des trois aînés devra dédier sa vie à servir le Juste. L’interprétation est toutefois laissée à la discrétion de l’enfant qui fera ce choix. Ainsi, certains entre sous la tutelle d’un prédicateur afin de débuter une vie d’apprentissage et de service, alors que d’autres se mettent au service d’un ordre de chevalerie afin de servir leur communauté par les armes. Si ces pratiques sont répandues à l’intérieur de la Marche depuis longtemps, elle marque une fracture avec la vision langegardoise de la foi, et son rejeté par l’actuel pontife.
Par ailleurs, malgré une organisation de la foi décentralisée, les Marcheurs ont adopté certains rites afin d’encourager l’unité de la communauté bradorienne. Parmi ceux-ci, le plus connu demeure le rite de la Marche de l’Exil, qui consiste en l’abandon volontaire de toutes les possessions matérielles que l’on ne peut pas porter sur soi afin d’entreprendre un voyage à travers les étendus de la Marche. Durant tout le temps que durera cette marche, le fidèle ne pourra boire ou manger que ce que des gens ignorant son nom et sa filiation lui offriront. Ainsi, ces pèlerins répondent simplement au nom de “Marcheur” durant leur voyage. Ce pèlerinage ne prend fin que lorsqu’une nouvelle communauté choisit d’accueillir le marcheur et d’en faire l’un des leurs, lors du rite de l’Ascension. Joignant sa nouvelle communauté, le pèlerin est reconnu comme dépassant son statut d’individu pour faire partie d’un tout. Lors du rite de l’Ascension, le marcheur décide alors s’il révèle à sa nouvelle communauté son nom et sa filiation, ou choisit de prendre un nouveau nom et d’oublier son passé. Dans les deux cas, il est accueilli. Ainsi, il n’est pas rare qu’à la naissance d’un quatrième enfant, l’un des aînés choisisse d’entreprendre la Marche de l’Exil une fois qu’il aura atteint l’âge de faire le voyage. Révélant son identité durant le rite d’Ascension, cela permet de tisser des liens entre communauté bradorienne éloignée, et donne naissance à différente forme d’entraide et de commerce entre les communautés.
Fait notable, une forme alternative du rite de la Marche de l’Exil a été adoptée comme sentence par de nombreux seigneurs bradoriens. Scarifié au visage d’un signe représentant la commission du crime, le condamné est dépossédé de l’ensemble de ses biens, et perd son droit à la propriété pour le reste de sa vie. Il ne possédera plus jamais aucun argent, pourra manger ou boire que ce qui lui sera offert et habitera seulement là où on lui en donnera la permission. Ainsi, il errera dans le territoire de la Marche et son supplice prendra fin seulement lorsqu’une nouvelle communauté choisira de le pardonner au nom de tous les bradoriens et l’intégrera parmi les siens. Il n’aura alors pas plus le droit à la propriété, mais cette nouvelle communauté assurera sa subsistance à long terme, alors que le condamné devra consacrer sa vie à servir sa nouvelle communauté d’accueil.
Le Cycle des Quatre en Marche exilée
La pratique de la foi Cyclaire quotidienne de la Marche Exilée est beaucoup plus modérée que celle de leur voisin les Vigmars. Bien que le sacrifice animalier rituel des Solstices et Équinoxe sont tolérés pour leur symbolique de protection puissante face à la Brume, les sacrifices de sang sont beaucoup plus rares, et les sacrifices humains perçu comme une forme d’extrémisme par la majorité des communautés. Plutôt, chaque lieu d’habitation a son autel, où sont faits offrandes quotidiennes, souvent de petits objets sculptés, fleurs ou denrées. Ainsi, le sacrifice des biens et créations est le moyen de prédilection des Marcheurs pour honorer leurs croyances, et cela souvent plus significatif pour eux que de verser le sang d’autruis ou d’animaux. Les Cyclaires de la Marche délaisse le sacrifice humain sans toutefois en exclure complètement la symbolique de leurs croyances ; en effet, le don de sa personne au combat et le sacrifice d’un ennemi lors d’une messe de salvation, ultime marque de respect pour un valeureux opposant, reste un rite très respecté lors des guerres. Les Cyclaires de la marche accorde beaucoup d’importance à l’aspect pratique des Esprits des Saisons qui leur permet de survivre au jour le jour. Ainsi, l’on vénère la Marâtre pour obtenir de la force et de la puissance d’accomplir ses tâches, l’Éphèbe pour la chasse et la nourriture qu’il amène sur la table, l’Hermite pour sa protection et sa sagesse au quotidien et l’Ingénue pour les naissances et la bienveillance de son seigneur.
Par ailleurs, la fonction de prêtre est affiliée à la famille, de sorte, chaque grande famille, qu’elle soit noble ou roturière, accueillent dans sa maison un prêtre qui est responsable d’entretenir la vie religieuse de l’ensemble de la famille. Cette personne a généralement une filiation de sang avec la famille, mais pas toujours, mais bénéficie en tout temps du même statut que celui de la famille à laquelle il est lié. Pour les individus ou les plus petites familles dépourvus de guide spirituel, plusieurs petits sanctuaires publics existent, dirigés par des prêtres de grande famille. Ces sanctuaires sont érigés avec l’approbation des seigneurs en place, et représente une activité mécénique hautement respectée des nobles de confession cyclaire. Ainsi, chez les cyclaires de la Marche exilée, les prêtres des grandes familles sont encouragés à tisser des liens avec les membres des familles vassales afin de leur offrir une forme d’encadrement dans leurs pratiques religieuses.
La foi Cyclaire dans les Marche est séparée par deux courants de pensées différents. L’une d’elle, la voie des enfants des saisons, ne diffère pas beaucoup de celle de leur voisin les Vigmars. Chaque grande famille cyclaire à son propre prêtre et ont leur autel familial où ils font leurs dons quotidiens, souvent de petits objets sculptés, fleurs ou denrées. Plusieurs petits sanctuaires mineurs existent, dirigés par des prêtres. Il n’y a aucun hierophant en Marche Exilée. Toutefois, ces sanctuaires sont érigés uniquement avec l’approbation des seigneurs en place. Bien que le sacrifice animalier rituel des Solstices et Équinoxe soient tolérés pour leur symbolique de protection puissante face à la Brume, les sacrifices humains n’y sont pas pratiqués. Davantage tournée vers la force des animaux, messagers des saisons, les enfants des saisons de la Marche délaissent le sacrifice humain sans toutefois en exclure complètement la symbolique de leur croyances; en effet, le don de sa personne au combat et le sacrifice d’un ennemi lors d’une messe de salvation, ultime marque de respect pour un valeureux opposant, reste un rite très respecté lors des guerres. Les Cyclaires de la marche accordent beaucoup d’importance à l’aspect pratique des Esprits des Saisons qui leur permet de survivre au jour le jour. Ainsi, l’on vénère la Marâtre pour obtenir la force et la puissance nécessaire pour accomplir ses tâches, l’Éphèbe pour la chasse et la nourriture qu’il amène sur la table, l’Hermite pour sa protection et sa sagesse au quotidien et l’Ingénue pour les naissances et la bienveillance de son seigneur.
Le Renouveau
Le courant du Renouveau trouve ses racines dans le duché de Ravière. Peu de temps après la Plainte du Néant, les divisions déserteurs de l’Ordre d’Élode et certains hiérophantes du Vigmark ont aidé à établir cette nouvelle pratique du Cycle des Quatre. Ce courant tend à intégrer la vénération des esprits plus modestes du Cycle au sein de la culture de la Marche. Ces esprits, appelé fées au sein du culte du Renouveau se veulent des esprits bienveillants
Liant ainsi les saints de Brador aux pratiques les plus modernes du Cycle, le Renouveau vénère les Héros du Peuple, qu’ils soient vivant ou morts, reprend les pratiques ancienne du savoir par les histoires des aînés, ne prenant peu ou pas de notes écrites, et reprend le sacrifice humain, bien que celui-ci ne soit effectué seulement à des moments précis de l’année, comme la moisson à l’automne, les offrandes pour un hiver doux, la semence au printemps et des cadeaux pour éviter les canicules de l’été. La moisson particulièrement prend beaucoup de place dans les enseignements, qui prônent sont importance de façon poussée. Bien que le sacrifice humain soit de mise, c’est seulement les pire criminels qui sont ainsi exécutés, et ce par les Prêtres et Druides du Renouveau. Bien sûr, d’autres sacrifices sont faits par la Congrégation, tels que les objets d’art divers, certains meubles et objets utilitaires, mais le sacrifice le plus important des Marcheurs priant le Renouveau, le Sacrifice de Soi. Celui-ci peut venir sous plusieurs formes, tel que le don de la vie pour protéger les plus faibles, ou le don de soi pour venir en aide aux plus infortunés. Bien entendu, tous ceux qui invoquent le pouvoir des Héros sont traités avec le plus grand des égards, et leur paroles est entendue et respectée de tous.
Désirant unir la vision cyclaire et bradorienne, les croyants du Renouveau entrevoit les héros bradoriens, surtout du temps de Brador comme ayant été des héros cyclaires. 
Symbole approprié aujourd’hui par la toute nouvelle congrégation, la Croix du Renouveau a toujours fait partie du folklore cyclaire de Ravière. On enseigne très jeune aux enfants de paysans la manière de la tressée à partir de paille ou de roseaux, pour être donnée en offrande à la moisson. Cette tradition, passée de parents et grands-parents à un enfant, enseigne très tôt le don de la création, qu’offrir son savoir-faire au Cycle est d’une valeur primordiale pour les Marcheurs et que tous ont le pouvoir d’y contribuer.
La Congrégation du Renouveau va plus loin dans l’interprétation de cette croix asymétrique aux pointes à longueurs égales, proche de valeurs clés du Renouveau :
- Les pointes égales peuvent symboliser l’égalité de tous les Marcheurs, et tous ont la même valeur face au Cycle inexorable, peu importe la naissance ou la profession. Les Héros de la Marche, aspect central des prières du Renouveau, sont également tous égaux à leurs yeux, qu’il soit Brador fils d’Automne (fondateur du premier empire humain) ou Caël fils du Printemps (martyr de la Marche, mort au combat à Rivesonge en 119).
- L’asymétrie présente que tous sont libres d’entamer leur propre voie dans leur vie, et dans leur manière de vivre leur dévotion au Cycle.
- Les 4 pointes représentant les 4 saisons, desquelles découlent leurs croyances. Les 4 cercles entrecroisés (symbole typique chez les Cyclaires d’autres provenances) sont laissés tomber par la Congrégation.
La stratégie de la Congrégation d’intégrer une croix comme symbole Cyclaire va au-delà de la dévotion, notamment pour offrir une alternative saine aux Marcheurs Bradoriens en déroute, une effigie qui ressemble à ce qu’ils connaissent et ce avec quoi ils ont mûri. Un des objectifs clés de la Congrégation sera de ramener sous sa foi l’ensemble des Cyclaires de la Marche.
Suivant l’ordre social préétabli, les ducs et duchesses de la Marche ont le droit de vie ou de mort sur leurs sujets et leurs vassaux. Ce sont eux qui dictent les lois et l’ordre dans leur propre duché et qui voient à ce qu’elles soient adéquatement administrées par les instances mises en place. Ainsi, selon le Duc ou la Duchesse au pouvoir dans une région, les politiques en lien avec un crime particulier peuvent aller de très sévères à excessivement laxistes. Voleurs et brigands de tous genres sont nombreux dans la Marche, la vie y étant souvent difficile, certains voient dans le crime une façon plus aisée de survivre. Les routes commerciales, boutiques et lopins ne sont pour ainsi dire jamais à l’abri des bandits des grands chemins.
Certaines organisations criminelles ou renégates sont plus reconnus et ont pris de l’ampleur suite à la plainte du Néant.
L’Ordre des Damnés
Il s’agit d’un ordre de chevalerie composé de chevaliers et de nobles qui furent jugés criminels par un duc ou un baron. Certains n’avaient commis que des crimes mineurs et avait été condamné à perdre titre et possession et d’autre avait reçu la peine capitale comme sentence. Les histoires relatant cette organisation se situent souvent entre la légende urbaine et les commérages de village. Certains affirment qu’un chevalier pendue haut et court aurait survécu à la peine pour rejoindre l’Ordre des damnés, d’autres qu’un noble se serait transformé en fumée pour fuir sa prison la veille de sa décapitation et d’autres qu’une troupe de cavaliers vêtue de noir et de rouge ont fait irruption dans un camp militaire pour libérer les déserteurs qui avaient été capturés.
Dans tous les cas, l’Ordre des Damnés est connu pour agir presque exclusivement sous le couvert de la nuit ou sont constamment entourés de brume. Les rumeurs disent qu’ils ont fait un pacte avec une entité de la brume et qu’ils agissent uniquement dans le but de ramener une réelle justice pour la noblesse de la Marche.
La contrebande d’Exode
Sans pouvoir être relié à une organisation en particulier, il est pourtant bien connu qu’un commerce illégal d’Exode existe dans la Marche, en particulier à Marcenne, en Valorie. C’est dans cette ville reconnue pour son commerce florissant avec des marchands et négociateurs provenant de Langegard et des cités de Cyriande qu’une contrebande d’Exode s’exerce à chaque année. Déjouant les chevaliers et la garde de la duchesse Mélidor, ces contrebandiers font fortune en vendant cette ressource précieuse qui était exclusivement controllé par le duché de Chastel et son duc Christian de Banffre.
Le Sang de l’Empire
Il s’agit ici davantage d’un mouvement que d’une organisation criminelle. Cette tendance est de plus en plus populaire dans la Marche depuis la découverte de l’existence de Tigal et de sa population. Il s’agit d’un courant de pensée comme quoi le peuple de la Marche doit à tout prix se tourner vers ses origines de Mévosiens et renouer avec le peuple de Tigal malgré les origines encore nébuleuse de ce peuple et ses intentions incertaines en ce qui concerne le reste d’Élode. Certaines actions criminelles, parfois même jugées terroristes, sont rattachées à ce mouvement qui souhaite voir la noblesse de la Marche prêter serment de loyauté envers Tigal et renouer sa foi à l’Empereur Brador. Encore peu connu, ce mouvement semble être en expansion, principalement en Mésière, et se particularise par sa haine envers les alfars, dokkalfars, orcs et douaris en plus de vouloir imposer Brador comme religion principale dans toutes les communautés. N’ayant vraisemblablement aucune hiérarchie, les actes déclarés de ce mouvement peuvent varier grandement dans leur nature et leur intensité.