Cyriande 2.0

Nation de libres penseurs, d’académiciens et de militaires chevronnés, Cyriande est l’une des plus riches d’Élode, là où Alfars et Humains vivent en collaboration constante. Ses cités ont su se démarquer des autres par leur vision d’une collaboration avec l’humanité, de l’expression de la culture, par leur amour courtois et bien sûr, par leurs compétences navales.

Ce que sont les cités de Cyriande :

  • Des cités florissantes possédant une somme considérable d’écrits datant de plusieurs siècles.
  • Des cités où l’unité et la camaraderie caractérisent les relations entre Alfars et Humains, et où l’ordre et la consignation de la connaissance dictent les voies de la politique.
  • Un état libertin, littéraire et philosophique, où la vérité se remet en question constamment.
  • Une nation qui lègue son héritage par ses valeurs transmises aux générations suivantes

Ce qu’elles ne sont pas :

  • Des citées d’elfes élitistes isolés du reste du continent et fermées aux autres courants de pensée. Les Cités de Cyriande ont, au contraire, une vision très humaniste et ouverte face aux autres croyances et mœurs.
  • Un peuple en déclin, où les derniers survivants tentent à tout prix de conserver les connaissances qu’ils possèdent face aux races plus jeunes.

Les intérêts de Cyriande à Rivesonge

La région étant un ancien territoire forsvarite avant l’essor de l’empire mévosien, il y a beaucoup de reliques et connaissances cyrianes et forsvarites à découvrir. Le secret de la chute mévosienne, mais aussi de leur puissance sont des mystères irrésistibles. La volonté d’enlever la brume pour en faire une possible nouvelle colonie extrêmement bien placée politiquement et riche en ressources générales.

L’arrivée de chacune des provenances en Rivesonge donne accès aux citoyens des pays les plus lointains de Cyriande. Certaines connaissances culturelles qui n’étaient pas accessibles auparavant peuvent le devenir à travers leur échanges dans la région.

  1. Apparence et vêtements
  2. Moeurs et coutumes
  3. Histoire alfarique
  4. Les cités-États
  5. Les cinq familles régnantes
  6. Berluse
  7. Floriane
  8. Ravène
  9. Viscogne

Apparence et vêtements

Les habitants des Cités Libres de Cyriande se plaisent à porter des atours flamboyants, typiques de leur mode de vie coloré. Lors de la confection des vêtements, de riches tissus sont soigneusement sélectionnés; soie, brocart, cachemire, satin, taffeta et velours sont des étoffes de choix pour les apparats des nobles cyrians, tant pour le large éventail de teintes que pour la diversité des textures.

Chaque patron est conçu pour avantager son propriétaire, tout en lui offrant un confort sans égal. Souvent, il va être accompagné de chapeaux aux fines plumes qui relèvent l’ensemble avec goût. Les Alfars présentent toujours une image agréable et conviviale, chaque pièce de vêtement étant assortie et agencée l’une avec l’autre. Les tissus sont ornementés d’exquises broderies mettant en valeur leurs nuances et la carnation délicate des Cyrians. Les bordures sont tissées de fils éclatants, souvent dorés ou argentés. Chaque bijou, délicat amalgame de fines pierreries et de métaux recherchés, est étudié pour s’harmoniser avec les ornementations raffinées des vêtements. Les Humains de Cyriande portent également des vêtements colorés aux textures recherchées, agrémentés de superbes bijoux.

Moeurs et coutumes

L’éducation

Que ce soit par l’entremise d’écoles ou de l’apprentissage par la pratique, l’éducation est mise à l’avant-plan en Cyriande. Rares sont les Cyrians n’ayant pas accès à une éducation de base, et la plupart seront vivement encouragés à parfaire leur savoir à travers le voyage et la pratique. Les études se divisent entre le primaire, obligatoire pour les plus jeunes puis le supérieur accessible après le premier service militaire. La Voie de Cyre encourage la prise en charge des personnes dépourvues par ceux qui en ont les moyens.

L’inscription et son paiement à une académie pour un enfant correspond à son inscription au registre d’état civil, et donc à l’officialisation du lien de filiation. Un individu n’étant pas inscrit à ce registre n’est pas reconnu comme un citoyen des cités libres. Peu importe les géniteurs réels de l’enfant, les parents officiels sont ceux inscrits à ce document. Le nombre d’enfants à la charge d’un individu est traditionnellement considéré représentatif du statut social de l’individu. L’inscription à ce registre d’un tuteur-parent entraîne une obligation légale de paiement pour l’éducation de l’enfant, si ce paiement n’est pas fait, l’étudiant peut annuler son lien de filiation. À la fin de ses études académique, le nom de famille des ses tuteurs-parents lui sera reconnu et il pourra choisir ceux par qui il préfère se nommer.

Il existe des individus très prospères et des organisations caritatives possédées par de grandes familles qui subventionnent l’éducation des enfants, et ont donc le statut de parents pour des centaines d’enfants qu’ils n’ont pourtant jamais rencontrés. On peut nommer ainsi les fondations tenues par les Brymielles dont les individus en charge supportent de nombreux artistes ou les Ivaldis qui subventionne les plus prometteurs des Pélerins d’Himme.


Relations et amours

Les Cyrians sont considérés pour la plupart comme étant de libres penseurs. Ils sont généralement très ouverts face aux autres cultures, et n’hésitent pas à réprimander les États d’Élode faisant preuve de fermeture et d’élitisme face aux autres nations. Le libertinage et les mariages multiples entre individus de Cyriande sont fréquents. Le libre amour est également accepté et courant. Pour les Alfars cyrians, la procréation et la descendance sont d’une importance capitale, en accord avec la Voie de Cyre. Ainsi, la polygamie est souhaitable et assumée, puisque c’est une façon d’assurer un héritage riche et diversifié à la société de Cyriande. Même si la fécondité interraciale n’existe pas, il n’est pas rare de voir un humain et un alfar en relation amoureuse. Ces relations peuvent mener à l’adoption d’un enfant de l’un par l’autre ou le soutien par le beau-parent afin de payer les études d’un pupil.

Le service militaire

À l’intérieur de Cyriande, un service militaire de 5 ans est obligatoire, bien que beaucoup s’y engagent aussi pour 15 pour jouir des bénéfices qui en découlent. Cette mesure a été mise en place il y a 500 ans pour assurer une certaine constance dans les effectifs militaires de l’État. À 18 ans pour le premier service, à 25 ans pour le deuxième (qui se déroule toujours à Coranthe) et 40 ans pour le troisième. Chacune des parties du service militaire accorde des droits supplémentaires à un habitant de Cyriande. Un enfant n’est pas responsable jusqu’à la fin de son premier service militaire. Après ceux-ci, il sera considéré comme un adulte. Il est libre de ses décisions, aura le droit de faire des études supérieures et de son choix de carrière. Il peut aussi fonder une famille. Après son deuxième service militaire, il devient un citoyen. Il a droit de vote, il peut travailler dans une guilde. Après son troisième service, il peut acquérir un titre, posséder des terres, diriger une guilde ou occuper un poste qui nécessite une élection.

La désertion du service militaire se produit lorsqu’un habitant quitte l’armée sans que son supérieur l’y autorise ou s’il atteint un âge limite et qu’une partie de son service n’est pas débutée. Puisque le service militaire est requis, un habitant qui ne remplit pas ses obligations deviendra un sans-papiers. Son état civil sera révoqué et la Garde de Casimir sera informée de sa désertion. Il est possible de demander pardon et un juge pourrait exiger des années de service supplémentaires ou de la prison avant que son statut ne soit rétabli.

La justice

Les principes de justice sont basés sur les Voies de Forsvar. Tout ce qui contredit la prospérité, la vigilance ou la sagesse risque d’être illégal. Par exemple, faire de la magie sous substance, les paris sur les arènes de combats et la création de fausses reliques pour se faire de l’argent sont toutes des manières d’enfreindre la loi et une Voie en même temps. Bien sûr, le vol, le meurtre, la trahison, le traffic d’influence et l’espionnage sont des crimes majeurs. La production de faux papiers, tricher le système ou la falsification d’une preuve du service militaire en sont aussi.

La plupart des activités économiques sont réglementées par une guilde. Une personne qui le fait sans être membre commet un crime de contrebande. Les casinos sont très populaires, mais la triche est sévèrement punie. De la même manière, les drogues sont populaires, mais la loi interdit surtout de mentir sur la composition d’une substance. Les crimes majeurs sont gérés par la Garde de Casimir, dans les tribunaux placés dans chacune des cités-états. Les crimes mineurs sont gérés localement et diffèrent par état.

La peine de mort est rarement administrée à l’intérieur de Cyriande. En effet, les autorités préféreront déconditionner les criminels ayant commis des crimes mineurs plutôt que de les envoyer en prison. Travaux forcés, corvées militaires et autres seront ainsi fréquemment utilisées comme sanctions pour les voleurs et autres criminels mineurs. Les meurtriers, violeurs et criminels d’état seront envoyés à l’intérieur de prisons spécialisées comme La Dernière Lueur, où les détenus travaillent dans les mines de Coranthe.

Qui dit métropoles, civilisation et commerce dit également crime. Comme toutes les grandes villes d’Élode, les Cités libres ne sont pas sans leurs lots de pauvreté, de misère et de criminalité. Le crime organisé est très présent en Cyriande. à défaut d’actions personnelles, et il est très bien organisé. Celui-ci est partagé entre plusieurs organisations communément appelées «Cartels» qui sont très protecteurs des territoires dont ils ont la «protection». La plupart de leurs membres proviennent des milieux défavorisés des Cités libres, mais il arrive que certains mieux nantis se retrouvent à y être mêlés, de gré ou de force. Par exemple, les sans-papiers et les déserteurs composent la pluparts des habitants qui forment les cartels ou qui ont besoin de leur aide.

Les cartels sont également un excellent moyen de briser le plafond de verre entre humain et alfar, l’ascension méritocratique se faisant à coup de dague dans le dos. Les différents cartels gagnant et perdant en puissance de manière très rapide, il est essentiel de pouvoir s’adapter rapidement et toutes les races ont une chance de s’élever en haut de la pyramide.

Le principal revenu de ces groupes est la contrebande. La politique externe de Cyriande proscrit le commerce avec de nombreuses nations qui fournissent des denrées rares dont beaucoup de Cyrians raffolent. Parfois, le commerce est légal, mais les taxes sur les importations sont beaucoup trop grandes. Quoiqu’il en soit, il existe toujours un profit à faire en passant outre les canaux commerciaux habituels. Par exemple, les pierres précieuses de Drasilhelm sont importantes pour les expérimentations mystiques mais le commerce en est illégal. Les guildes doivent passer par des intermédiaires sans que le traçage ne soit clair pour les autorités ou simplement transiger avec d’autres pays. Les cartels peuvent établir des routes beaucoup plus directes et économiques.

Bien que les autorités soient constamment en train de lutter contre ces cartels, beaucoup de rumeurs circulent disant que bien des seigneurs font affaires avec ces criminels, soit pour mettre la main sur des denrées autrement inaccessible, soit pour mettre à profit leurs expertise dans les activités sournoises ou leur impressionnant réseau de contact. Dans tous les cas, le système instauré dans les Cités libres de Cyriande sont un peu comme la chèvre que les cartels vont traire: bien qu’ils doivent en éviter les cornes, ils ne survivraient pas sans son lait.

Même si le Cyr impose son autorité sur les Cités libres, la cohésion des familles nobles n’est pas parfaite. Financer la drogue dans une ville d’une autre famille, pour la rendre chaotique peut être un moyen d’avancement politique ou économique. Les cartels peuvent servir à atteindre son but sans que l’on puisse retracer la source de la commande. Il paraîtrait même que certains cartels sont directement sous la tutelle de familles dirigeantes.

La religion

Définissant le rythme des journées et des années, la religion en Cyriande se vit à travers ses actions et sa dévotion à la société Cyriane. Les instances politiques des Cités de Cyriande démontrent une grande ouverture face aux différents courants de pensées religieux que pratiquent leurs citoyens. La religion principale reste toutefois celle des Voies de Forsvar, qui teint la culture des Cyrians depuis leur origine. De manière générale, les Alfars pensent que les humains finiront tous par voir la vérité et les générations suivantes se convertiront avec le temps vers les voies Forsvarites. La seule religion qui n’est pas tolérée est celle du dogmastisme de Vinëren. Depuis le Grand Silence, il est demandé aux fervents d’autres religions de se regrouper dans certains quartiers et d’être un peu plus discret qu’auparavant.

Les Cyrians à l’extérieur des Cités

Lorsque les Cyrians explorent les autres contrées d’Élode, ils sont curieux des autres cultures et aiment partager leur vision du monde avec les autres provenances. Ils peuvent avoir l’attitude académique d’un professeur qui s’intéresse à une culture qu’il pense mieux connaître que ceux qui la vive au quotidien ou celle d’un touriste qui vient s’incruster dans une cérémonie religieuse en posant des questions. Les Cyrians peuvent se comporter en touriste curieux et condescendant, mais certains d’entre eux sont aussi dans une recherche naïve et idéaliste de nouvelles connaissances et de nouveaux point de vue qui pourraient leur offrir une vision différente du monde.

La mort

Les Cyrians, de manière générale, suivent les rites Forsvarites lors de la mort d’un défunt qui se retrouve sous la cérémonie de la Guidance. Les corps sont rapatriés et incinérés selon les rites pour permettre un passsage vers les Voûtes de Lumière.

Histoire alfarique

L’histoire de Cyriande est particulièrement liée à la race Alfarique et remonte à des milliers d’années. Elle n’est pas souvent connue dans son entièreté par les Cyriands, mais est disponible dans les tomes de Berluse pour qui chercherait.

Entre -4000 à -3000: La naissance de l’Empire Alfarique

Élévation de l’Empire Alfarique sur l’Ancien Continent, connu aujourd’hui comme l’Empire d’Hériondel.

Entre -3500 à -2500: Exil des Infidèles.

Suivant des Dogmes de Vineren, à travers le reste du monde connu. Certains iront peupler le continent désertique d’Al’sharaz tandis que d’autres iront habiter les côtes sud-est du Nouveau Continent, Élode.

Entre -3000 à -2500: Fondation des premières cités dokkalfariques sur Al’sharaz.

Les Crocs d’Hevn, vénérateur du serpent, voient le jour à l’intérieur des Dents de Fer tandis que les Suivant d’Akkar installent leur cité à l’embouchure du fleuve donnant sur le Détroit de Moar, nommé en honneur du premier dirigeant de cette ville.

Entre -2500 à 2000: Instauration des premières cités dokkalfariques sur Élode. Plusieurs conflits éclatent entre ceux-ci et les tribus barbares d’humains et d’orcs durant l’édification des cités à l’est du continent.

Environ -2000: 1ère Guerre Alfarique

Opposant l’Empire Alfarique aux cités Drasiliennes d’Al’sharaz, le continent déchu, ceci marque le premier conflit de grande envergure après l’Ère des Anciens.

Environ -2000: Le Patrimoine d’Hérion

L’Empire Alfarique retrouve les vestiges des apprentissages d’Hérion, élève de Forsvar, dans l’une des Voûtes Impériales. La venue du nouvel Empereur-Prophète suite à cette découverte, amène des conflits politique interne entre l’Empereur et certaines familles nobles. Les cinq familles nobles s’opposant à ce nouvel empereur deviendront les piliers des futures colonies vers le Nouveau Continent quelques décennies plus tard.

La Conquête

L’époque de la Conquête est une période lointaine marquant la prise du territoire par les forces de l’empire d’Hériondël. Les Songes de Lumière racontent que deux villes de part et d’autre du détroit de Moar appartenaient aux Dokkalfars à cette époque. Les deux premières villes à être prises aux mains des Vinerens acariotes sont Viscogne et Coranthe, suivient de Berluse. Les troupes impériales se seraient abattues sans merci sur leurs défenses, les réduisant à néant. Les années qui suivirent furent marquées par la répression des civils et dignitaires des anciennes cités dokkalfars, les poussant à s’exiler à l’extérieur du territoire. Les landes conquises suite à cette guerre furent données aux Cinq Familles à la tête de l’armée impériale; les Cyriels, les Lombardes, les Valente, les Ivaldis et les Brymielles.

Environ de -2000 à 1900: 2ème Grande Guerre Alfarique

Sur la frontière du continent d’Al’sharaz et le Détroit de Moar, les familles nobles alfariques opposées au règne impérial saisissent l’occasion présente lors de la guerre afin de préparer leur départ du continent dans l’espoir d’asseoir leur influence sur des région externe. Ainsi, pendant la guerre, plusieurs navires de colonisation quittent pour prendre possession des territoires conquis. C’est à ce moment que les cités dokkalfariques de l’est du continent sont prisent par les alfars.

Environ -2000: La Naissance de la Principauté de Drasilhelm

Conquête du Détroit de Moar par les forces de l’empire. Les Dokkalfars sur la côte nord se déplacent vers le sud-ouest dans ce qui est aujourd’hui connu comme le Royaume de Drasilhelm. Les Dokkalfars sur la côte sud s’éloignent des armées alfariques à bord d’immenses navires mystérieux, ceux-ci forment les premiers princes et princesses

Fondation des Cinq Cités

Après la Conquête d’Hériondël, les trois villes prises aux mains des Dokkalfars furent renommées et façonnées à la culture de l’empire. Durant les décennies suivantes, la colonie d’Hériondël s’étendit davantage à l’intérieur du continent d’Élode et deux autres villes alfars virent le jour. La régence de chacune de celles-ci fut remise à l’une des familles nobles ayant mené la guerre. C’est durant cette période que les dirigeants des nouvelles villes débutèrent leur dissociation de l’Empire d’Hériondël.

Environ -1900 à -1800: Fortification des Colonies de Cyriel

Fortification des Colonies alfariques de Cyriel autour du Détroit de Moar. Les alfars découvrent dans Berluse une des Voûtes perdues de Forsvar, celle-ci renferme les apprentissages de Cyr, ancêtre de la maison princière des Cyriels.

Environ -1800: La Guerre des Cents-Lunes.

Cette guerre fut la plus sanglante de l’Âge du Lègue. De cette époque, nous gardons le nom de la mer qui à vue autant d’individus y périr: La Mer de Sang. Elle opposa les Colonies de Cyriels aux Écumeurs d’Akkar et à la noblesse de Drasilhelm. Des connaissances considérables sont perdue durant cette guerre. Le patrimoine des colonies cyriques et des cités dokkalfariques se verra grandement appauvri suite à cette guerre.

Environ de -1700 à -1500: La Guerre de l’Aube et la naissance de Cyriande.

Séparation complète entre l’Empire et les colonies de Cyriel suite à la Guerre de l’Aube. Ce conflit opposa les colonies de Cyriel à Hériondel pendant plus de 150 ans. Suite à leur victoire, les colonies déclarent l’indépendance des citées libres de Cyriande, avec un scindement progressif des relations diplomatiques avec l’Empire d’Hériondel. Suite à cette action et aux pertes de la Guerre des Cents-Lunes, l’influence de l’Empire d’Hériondel a considérablement réduite sur les continents extérieurs. Aujourd’hui, l’existence de cet empire et de sa force ne représente que des légendes d’un âge passé.

-1534: Traité de Cyriande.

L’empire d’Hériondel céda finalement le territoire de leurs cousins de l’ouest, signant le Traité de Cyriande suite à la Guerre de l’Aube. Le titre de Cyr, régent des cinq cités, fut ainsi instauré à l’intérieur du pays de Cyriande. Au départ uniquement attribuable à un noble de la famille Cyriel, ce titre devint accessible aux quatre autres familles 200 ans plus tard, dans le souci de maintenir une meilleure cohésion politique.

Environ -1500: Établissement de la principauté des Cyriels dans les cités de Cyriande

À la suite de la guerre de l’Aube et de l’indépendance des cités de Cyriande, les Cyriels s’auto-proclament famille régente des colonies. Les humains autrefois esclaves des Drasiliens se voient octroyer de nouveau leur liberté à l’intérieur de l’État selon la condition de se conformer aux normes établies par le Prince Florian de Cyriel.

Entre -1500 et -1400: La Guerre céruléene

Percée des armées de Cyriande vers le territoire entourant les Montagnes d’Argent afin de prendre possession des différentes ressources s’y trouvant. Les seigneurs des Montagnes se voient repoussés jusque dans le royaume souterrain et montent une défense impressionnante dans les souterrains. Les armées de Cyriande se voient complètement bloquées pendant plusieurs dizaines d’années.

Entre -1450 et -1350: Discorde au sein des cinq familles noble de Cyriande

Suivant les évènements de la Guerre céruléenne et la stagnation des avancées des armées alfariques sur les territoires d’Argent, les nobles de la famille Lombarde rallient les appuis des trois autres familles nobles de l’État excluant la famille régente. Une cessation de pouvoir est alors ainsi faite vers la famille Lombarde, qui deviendra la deuxième famille princière régente de Cyriande. L’établissement d’un conseil princier voit également le jour. Désormais, à chaque demi-siècle, le Prince se verra reprendre son titre par le conseil. Il s’agira ensuite du rôle du conseil de remettre ce titre à l’une des familles nobles de l’État.

Environ vers -1400: Le Pacte d’Argent

Suivant les stagnations dans la Guerre céruléenne, les dirigeants d’Argent et de Cyriande en viennent à un accord. En échange de fournir l’État de Cyriande d’une certaine quantité de Pierre de Brume à chaque demi-siècle, lors de l’élection princière, les Montagnes d’Argent et l’État de Cyriande bénéficieront d’une paix éternelle.

Entre -1500 et -1000: Assimilation des tribus d’Hommes de l’Est

À cette époque, plusieurs missionnaires Cyriande propagent les Voies de Forsvars au sein des communautés sauvages d’hommes du continent. Quelques petites tribus rejoignirent ainsi les forces et, ultimement, la société Cyriande durant cette époque.

Entre 1200 à -800: Le Maraudage des Malandrins

Brigandant à l’intérieur des contrées d’Élode, les héritiers et suivants du Roi Exilé, maintenant connu sous le nom de Malandrins, ont mené une multitude de conflits au sein du continent pendant près de 400 ans. On notera notamment les raids sur plusieurs villes et villages de Cyriande en plus de plusieurs conflits avec les campements des Kotsbars à l’extérieur des Montagnes d’Argent. C’est également à cette époque que la pratique et la vente d’esclaves, principalement humains, fut popularisées à l’intérieur de Stahl, Drasilhelm et les Montagnes d’Argent.

-402 à -385: Conquête de l’Empire mévosien sur les territoires Cyrians

L’expansion de l’empire à l’est contre Cyriande. Les Piliers de Langegard sont installés comme avant-front à l’intérieur des territoires cyrians conquis. Dans l’expansion de l’empire, Langegard, commandant des armées mévosiennes et second mari d’Illya décède sur le champ de bataille, menant à la fin de l’invasion. Le traité des cinq princes se voit signé en -385 pour mettre fin aux affrontements. 

-385: Traité des Cinq Princes

À la suite de la mort de Langegard, le conseil princier de Cyriande organise des pourparlers avec l’Empire. À la suite des négociations avec Mévose, un accord est entendu; En échange des territoires conquis, l’Empire entend cesser les hostilités contre les Cyrians. Le fleuve du Juste délimite maintenant les Cités de Cyriande et l’empire mévosien. Également, la religion de l’Église bradorienne se voit également lentement implantée dans la société cyriande.

L’Année Sombre

L’Année sombre, n’est pas une année mais une période indéterminée, car l’absence de soleil et la forte concentration en brume a isolé les cités et villes du reste du monde. Donc tous les calendriers ont été recommencé à partir de la fin de cette période, car même les Alfars et les Douaris ne sont pas arrivés à concevoir le passage du temps au cours de cette période.

Le passage de l’Année Sombre porta préjudice aux fondations côtières de Cyriande. Les vents du Mysthral s’intensifièrent et envenimèrent la navigation et le commerce fluvial. La ville de Coranthe fut en partie détruite lors de cette calamité. Sans les efforts acharnés de la famille Lombarde et de son patriarche Alvise, nul ne sait ce qui serait advenu de la cité. D’une autre part, le réseau de brumelances continentales a cessé de fonctionner à cause du cataclysme. Ceci a obligé les citoyens de beaucoup de villes mineures à les évacuer et à se réfugier dans les Cités. Ceci a causé des problèmes de surpopulation. Pendant cette période, les importations et les exportations ont dramatiquement chuté. Les besoins en nourriture étaient plus grands que ce que les paysans autour des Cités pouvaient donner. La protection des caravane est devenue critique. Les priorités se sont retournées vers le pays et le Cyr fit une alliance avec l’Ordre d’Élode immédiatement après sa fondation afin de pouvoir offrir le soutien nécessaire à sa population et maintenir ses relations diplomatiques et économiques. 

L’éveil

À la suite de l’Année sombre, les pratiques des citoyens des cités libres ont dû changer un peu. Malgré leur attitude joviale et leur désir de collaborer toujours présents, le territoire était tout de même plus dangereux. Les grandes villes d’Élode sont restées intactes à l’intérieur de leurs murailles, exception faite de Coranthe. Leur territoire protégé avait diminué après la guerre contre l’empire mévosien. Les Piliers de Langegard ont pris beaucoup de territoire, particulièrement au protectorat de Ravène. Viscogne était épargnée, mais les autres territoires au nord étaient maintenant aux mains des humains ou de la brume. Ceci rendait le commerce avec les pays de Varn plus difficile. Les routes de commerce et les terres qui étaient autrefois libres et faciles d’accès devenaient dangereuses et parsemées de comptoirs de douanes. 

La première priorité fut d’organiser le retour du peuple dans les Villes moyennes et les plus petits villages. Le Cyr Cyriel en place organisa conjointement avec la garde de Casimir les convois qui ramenerèrent les gens dans leur ancienne bourgade. Ceci à pris plusieurs années et n’a pas été facile. Les personnes qui n’avaient pas pu s’enfuir des vents de brumes étaient pour la plupart morts, disparus ou pire. Les créatures de la brume avaient pris la place et ce fut toute une conquête pour reprendre leur territoire. Les brumelances furent réactivées, les familles ont repris leurs terres, leurs équipements et recommencèrent à travailler les champs. Plusieurs années en jachère permis de bonnes récoltes, mais les machines arcaniques durent être réparées et des groupes de brigands organisés, plus mobiles, firent des ravages. 

Après avoir rétabli une certaine sécurité à l’intérieur de son territoire avec l’ordre d’Élode et des compagnies de mercenaires, Cyriande s’est attelée à établir des relations diplomatiques avec Langegard afin de faciliter le transport des marchandises vers les collines de Varn ainsi que pour les citoyens des Piliers de Langegard. En échange, les matières premières, incluant pierres et nourriture, étaient importées afin de faire prospérer les cités. Le fait que la religion de Brador était pratiquée par les humains a facilité ces échanges.

Par contre, il n’y avait pas seulement les obligations économiques qui ont façonné les échanges de Cyriande et de ses citoyens avec les autres pays. Malgré le fait que Cyriande regorge de lieux plus époustouflants les uns que les autres, l’exploration de nouvelles cultures et de lieux sacrés ont poussé plusieurs alfars à passer les frontières territoriales afin de suivre les Voies de Forsvar. Ceci n’a pas manqué de créer des frictions avec les provenances plus réfractaires aux idées libérales de Cyriande comme Drasilhelm et Langegard. Ceci dit, la Marche exilée était moins organisée pour se prémunir contre des voyageurs ou des commerçants venant du sud. Ceci n’a pas manqué d’attirer la convoitise de compagnies de logistique qui voyaient une manière plus sécuritaire d’explorer les territoires au nord, comme le Vigmark ou explorer les vestiges de la catastrophe entourant la chute de l’empire de Mévose.

Certains se rappellent aussi qu’une bonne partie des comtés de Valorie et Chastel faisaient partie du protectorat de Floriane il y a 500 ans. Le contrôle maritime à l’intérieur du continent est partagé par tous les pays avoisinants. Malgré leur puissance navale, les militaires cyrians ne peuvent pas patrouiller le fleuve sans faire sourciller les gardes de Drasilhlem, la Marche et les Piliers. Il semble bien que la diplomatie devra fournir les armes nécessaires pour que la société cyriane puisse prospérer. 

Le Nouvel Âge (événements se déroulants dans les années 115 à 119 ayant un impact du Riversonge et Cyriande)

En  115, le duché de Valterne  est devenu le centre d’une compétition à trois pour le contrôle des routes commerciales.  La guilde du Faucon, supportés par la Famille Ivaldi et la guilde des Argentiers basée à Ravène compétitionne avec les Stahliens et le Vigmark. Pour éviter que la compétition devienne armée, ils ont eu besoin de négocier le support de l’Ordre d’Élode. À la fin du mois d’août, la route commerciale de la guilde des Argentiers est établie entre Ravène et Mornecourt et l’ordre d’Élode autorise Les Argentiers à étendre leur commerce à l’intérieur de Mévose. Le nouveau Cyr, Alvise Lombarde est élu au milieu de l’été. En septembre 115, un vol d’information dans une bibliothèque de Viscogne. L’information volée avait apparemment un lien avec les développements en Valterne. Conséquemment, la sécurité de la province a été augmentée et les ambassades ont été scrutées. Les responsables n’ont pas été trouvés et les relations diplomatiques en ont pris un coup. (Chronique 2 et 3 : la guilde des argentiers pour le commerce en Valterne. Chronique 5 : L’attentat de Viscogne),

En 116, pendant la fête bradorienne de l’Annonciation, plusieurs dignitaires Falconis, Ivaldis et Lombardes sont présents à un événement organisé par Semont de Banffre. Ils démontrent leur intérêt pour l’unification de la Marche. Le lendemain, la haute prêtresse Dunantel est retrouvée morte.  Plus tard, une troupe provenant de Chastel a reçu le support de Cyriande afin de passer par sa route commerciale, de deux troupes militaires les ont protégés des alliées drasiliens et sthaliens pour traverser le territoire de Valorie. Par contre, les troupes cyrianes arborant un Faucon noir comme drapeau se sont retournées contre l’armée d’unification.  

En 117, c’est la guerre entre Cyriande et Drasilhelm qui commence. Les troupes de terre avancent vers Laverne pendant que l’armada venant de Coranthe s’impose sur la rive au sud. Après deux semaines, le bombardement de Laverne commence. En deux semaines, ils prennent la Ville pendant que les Drasiliens évacuent la Ville subtilement. Cyriande en profite pour couper son financement de l’Ordre d’Élode et prendre possession du Carrefour des Astres en Rivesonge. C’est au Conclave des joyaux que Vito Falconi est mort. Allant dans la rencontre drasilienne pour s’excuser des exactions de l’armée cyriane, il fut exécuté sur le champ. (Chronique IV: Le début des hostilités du Cyr, Chronique III: La Chute de Laverne)

En 118, la guerre entre Drasilhelm et Cyriande se poursuit autour de la Ville de Rudvhin en plein hiver.  Les Drasiliens utilisent des brûlots pour couler des navires cyrians. Les catapultes et d’autres stratégies ont été utilisées pour ouvrir les portes de la Cité. Par la suite, les Forsvarites ont utilisés les vigiles du Mysthral ainsi que deux fendeurs de brumes pour s’attaquer au fortin intérieur. En avril, au  moment de terminer l’assaut de la Ville, les derniers membres de la famille noble de Rudvhin s’enfuirent par une faille dans la brume.  

Au mois de mai, une légion cyriane dirigée par Lutius Cyriel fut décimée par les Al-Sharasiens en route pour Drasil. En juin le Carrefour des Astres est repris par une coalition de la Marche, Langegard et Varn. Un fendeur de brume a été volé par les Drasiliens et la marche militaire a été arrêtée par les attaques non-concertées des Al-Sharasiens et des Drasiliens en embuscades. 

En 119, Le guerre stagne en Drasilhelm. L’ambassade de Langegarde à Drasil est mise à sac lors de la Libération puisque les Dokkalfars croient que les Langegardois pactisent avec les Cyrians. Un mois plus tard, un noble Lazuli est assassiné en représailles.

En 120, La plainte du Néant se fait entendre. 

Les cités-États

Il y a cinq cités-États en Cyriande : Berluse, Floriane, Ravène, Viscogne et Coranthe. Chacune possède sa propre histoire, culture et économie, mais elles font toutes partie des Cités Libres et entretiennent des liens étroits. Berluse est la capitale diplomatique, Floriane est connue pour ses monastères et sa bibliothèque, Ravène est une métropole commerciale, Viscogne est le centre académique et naval de l’État, et Coranthe est une cité militaire de l’autre coté de la mer, en territoire Al’sharazien.

Les cinq familles régnantes


Cyriande s’est construite sous cinq familles régnantes, chacune d’entre elles prenant le contrôle du pays à leur tour. Tous les 50 ans, selon le type de scrutin de la famille, la garde de Casimir prend soin de diriger des élections.

Cyriel

Famille dirigeante par excellence, les Cyriels sont peu nombreux. Ils préfèrent l’excellence au nombre et ne jure que par l’importance que chacun d’entre eux occupe en territoire Cyriand. Grands maîtres mystiques, ils tiennent dans la paume de leur main tout le savoir arcanique qu’il est possible de rassembler. Ce pouvoir se caractérise par le statut de premier gestionnaires des Tours de Berluse, imminente académie alfarique. Ils représentent la prospérité et l’élégance Cyriane, tout en restant les protecteur des valeurs des trois voies et des voûtes de lumière. Ils sont un roc solide qui veille à l’unité des cités Libres.

Brymielle

Les Brymielles est une famille qui se caractérise par sa foi et son sens du devoir. Ils gèrent la cité de Floriane avec grâce et un important soucis du devoir. Très secrète, la partie visible est composée de diplomatie, de l’éducation des jeunes Cyriands et d’œuvres de charité. Ils comptent des contacts hautement efficaces dans tous les ordres : le leur, les vigiles et les pélerins. Élusifs, les Brymielles se concentrent sur les objectifs des voies de Forsvar et agir dans l’ombre relative de leurs organisations.

Ivaldi

Il est dit qu’il y a un Ivaldi dans chaque taverne d’Élode. À Ravène, on se persuade qu’ils sont dans chaque tiroir tellement le nom est courant dans la cité. L’une des plus grande famille parmi les cinq, elle se compose d’un nombre éclectique de membres adoptés parmi les meilleurs Pélerins d’Himme. Sûr d’eux, parfois un peu trop, ils agissent de manière difficile à prévoir tant la fin justifie les moyens. Tout ce qui est sûr, c’est ce qu’ils vous ont volé est déjà sous clé dans leur cité.

Valente

Exubérants et charismatiques, les Valentes prennent grand soin de leurs navires amarrés à Viscogne. Bretteurs de renom, joueurs invétérés, amateurs de bons vins et commerçants hors pair, ils sont rarement dans leur palais tant ils préfèrent voyager. Néanmoins, avec leur domination militaire des mers, la gestion d’une des rares forges arcaniques présente sur le continent d’Élode et la meilleure académie mystique sur la magie de Songe de Cyriande, les Valentes ne sont pas à sous-estimer. C’est l’erreur que beaucoup ont fait et qu’ils attendent que vous fassiez.

Lombarde

On ne présente plus les Lombardes dont le passage au pouvoir laisse toujours des marques de guerres et parfois de massacres. Leur gestion de Coranthe, au-delà des mers, est martiale par nécessité. Ils sont connus pour être la plus conservatrice des familles vis-à-vis des guerres Alfariques, prenant encore à cœur de défendre les intérêts de leur race avant tout. Méritocratiques, les Lombardes sont peu mais ils savent s’entourer d’alliés précieux et efficaces. Fervents suivants d’Hérions, certains les considèrent comme des personnes brutales, mais ce n’est pas ce qui les caractérisent le plus. C’est avant tout la vigilance constante des Lombardes et de leurs hommes ainsi leur force de frappe d’élite que craignent alliés comme ennemis. Tout pour que l’histoire ne se reproduise pas.

Berluse

Il est difficile de ne pas se sentir chez soi à Berluse, c’est le berceau des Alfars, la cité vibre de couleur et de beauté. Juste une fois dans sa vie, il faut visiter Berluse.

Berluse, joyau parmi les cités Libres, brille par son faste et les installations arcaniques encore présentes partout dans la ville. Adossée à la cité grise et écrin de la voûte de lumière, il est souvent dit que Berluse est ce qui se rapproche le plus des constructions impériales que l’on trouvait dans l’empire Hériondël. Les merveilles architecturales sont dizaines dans la ville, parmi lesquelles le réseau de canaux souterrain, le palais Cyriel, l’académie et le Flambeau Astral, lieu diplomatique et d’aisance pour le Cyr en place.

Les Berlusois et Berlusoises sont connus pour leur habillement fin et détaillé, aux couleurs vives et aux dorures en écho aux étoiles flamboyantes de la nuit. Dans la partie diplomatique et administrative de la ville, les tailleurs rivalisent d’originalité et d’orgueil pour permettre à tout individu avec les moyens d’être encore plus élégant et voyant que celui d’à côté. Dans la partie plus académique, il est de bon goût de porter des vêtements seyants, mais la praticité prend le pas sur le glorieux tandis que les apprentis mages doivent manier leurs instruments ou courir d’un côté à l’autre du large campus pour trouver leurs maîtres. La ville est donc composée de plusieurs quartiers dans la large enceinte de Berluse, chacun avec ses spécialités. Ces quartiers sont tous liés par des canaux souterrain, dernier rappel de l’océan et de la mer que les anciens ont amenés avec eux.

Le quartier du Flambeau Astral

Le Flambeau Astral est un palais dont les différents vitraux, accompagnés d’un jeu de miroirs astucieux, reflètent la lueur du soleil de manière à donner l’impression qu’il est lui même porteur de cette lumière. Palace dont les habitants changent tous les cinquante ans, avec le Cyr, et dont la décoration doit donc être refaite à chaque fois. Autour de cet édifice se trouvent tous les bâtiments administratifs importants, ainsi que les ambassades.

Le quartier autour du Flambeau est réservé aux dignitaires, aux diplomates des autres pays ainsi qu’aux membres des ministères qui sont reliés au Cyr. Lorsqu’une action diplomatique est requise, c’est à Berluse qu’elle sera orchestrée, peu importe la famille au pouvoir à ce moment là ou la ville dans laquelle il réside à plein temps.

On y trouve le bâtiment principal de la Garde de Casimir, l’une des rares organisation centrale dans les cité libres de Cyriande, plus modeste par son architecture, l’activité qui y règne de jour comme de nuit ne semble jamais tarir.

L’académie de Berluse

Grouillante d’activité, jamais l’académie ne dort. Que ce soit par des expériences arcaniques ou dévorant les dernières connaissances recueillies, le temps de sommeil moyen d’un étudiant se compte parfois en minutes plus qu’en heures. Portant tous un uniforme selon leur spécialisation, les élèves peuvent rester des années à étudier un seul sujet tandis que d’autres raccrochent leurs robes pour explorer le monde et en rapporter plus de connaissances. Les académiciens de Berluse sont toujours prêts à financer des expéditions pour répondre à leur interrogations académiques. Leur système de révision par les pairs leur permet d’éviter qu’une théorie devienne un dogme. Tout membre de l’académie peut critiquer les pratiques du plus grand professeur, pourvu que son argumentaire soit bien soutenu. L’école de magie la plus courant est le runisme, pour sa complexité et sa stabilité

C’est là que les applications les plus destructrices de la brume sont recherchées et mises au service de l’armée. Les récentes années ont vu le financement des Tours augmenter de manière significative à la suite de la Chute, puis pendant la guerre contre Drasilhelm. C’est dans la bibliothèque du Cyr que se trouve les scribes travaillant sur les différentes manière dont l’évocation devrait être utilisée.

Le campus énorme couvre presque un tiers de la ville de Berluse et se compose d’une vingtaine de bâtiments académiques rassemblés autour d’un immense Brumelance continental. Les constructions sont aujourd’hui en grande partie soutenus par des échafaudages et montrent les signes de récents effondrements. Les tours si reconnaissables de loin ont perdu leurs superbe et gisent à moitié au sol. À travers les années sans magie, un effort fut surtout fait pour retrouver les corps de ceux qui sont restés sous les gravas. Aujourd’hui, un monument voué à honorer ceux qui sont malheureusement morts lors de cet évènement est en cours de construction. Une partie du savoir de Cyriande s’est alors envolé brusquement.

Le quartier aimable

Le quartier aimable est un endroit rempli de tavernes et de sourires aguicheurs. Lumineux et joyeux, il contient des cabarets avec des troupes de cirque itinérantes, les meilleurs restaurants de la cité-état et des établissements aux rideaux rouges que chacun connaît pour la selection de charmants hôtes et hôtesses qui s’y trouve. Contenant toute la vie nocturne de Berluse, c’est aussi un quartier dans lequels se déroulent les discussions entre les différents cartels de Cyriande. Le quartier aimable cache une dague effilée derrière son sourire

Les Voûtes de Lumière

L’arche des Voûtes de Lumière est protégée par un système de lourdes grilles ornées, de sorts de protection maintenus quotidiennement et d’une escorte de gardes. Cachée au bord des murailles de la ville, dans les entrailles de la cité grise, au milieu d’un lac souterrain dont partent tous les canaux, elle est accessible lors de rituels et de parades religieuses. Son arche savamment sculptée domine à plus d’une dizaine de mètres du sol, et dans son âtre brille une lumière vespérale d’une pureté immaculée. Les disciples des voies de Forsvar ressentent une présence enveloppante juste par sa vision. Le reste de la Cité Grise est hors limite pour le commun des Cyriands, gardé derrière de lourdes portes et des protections diverses. Étrangement, le Grand silence et la destruction qu’il a engendré n’a pas touché la cité grise ou les arches.

Floriane

Le silence est le meilleur ami des arts.

Le cadre autour de Floriane est certainement une inspiration magnifique pour tous les artistes peuplant la cité. Lieu de pèlerinage et de méditation, les temples resplendissants dédiés à Forsvar sont sertis dans un écrin de vallées verdoyantes parsemées de cours d’eau.

Floriane est un ensemble de temples, d’académies et de commerces spécialisés, soutenus par des quartiers résidentiels foisonnants de vie. La cité est prospère, mais plus modeste que Berluse dans son faste. La démesure étant surtout réservée aux temples dédiés aux trois voies de Forsvar. Le temple principal surplombe une haute chute d’eau dont les embruns scintillent tandis que le crépuscule s’installe.

La richesse de Floriane paraît à travers la propreté des routes et des batîments, tandis de magnifiques fontaines parsèment la cité. Les gardes de la ville sont des compagnies de mercenaires engagés par les différents prévots des quartiers. Cette organisation est responsable du maintien de l’ordre dans les rues, les compagnies mercenaires étant la sphère commerciale la plus lucrative de la ville.

Monastère du Zéphyr

L’académie de Floriane était la plus petite de toutes les écoles de magie des grandes Cités. C’est avant tout un centre religieux et culturel. Floriane étant la Cité la plus près de la Marche exilée, elle a subit la plus grande attaque de la part des créatures de la brume. Malgré que la cité soit le centre de la religion de Forsvar, le besoin en abjuration est criant pour les voyageurs qui montent vers la Marche exilée. Avec l’aide des autres académies et l’Ordre d’Élode, le département d’abjuration s’est développé très rapidement depuis l’Année sombre.

La passerelle des trois temples

Surplombant l’une des chutes d’eau les plus impressionnante de tout Élode, une large passerelle relie les trois temples dédiés chacun à une voie de Forsvar. Cet endroit composé d’une large place aux tuiles de marbre blanc et noir est souvent utilisé pour des représentations théatrales ou pour vivre des banquets dans l’écrin qu’est la nature de Floriane. On y célèbre les productions locales au niveau des arts autant qu’agricoles.

Le conservatoire des arts supérieurs

Le plus reconnaissable des bâtiments à Floriane, le conservatoire surprends toujours ceux qui le voit pour la première fois. Il donne l’étrange impression de produire sa propre lumière à travers un système de miroir, de verre et de vitraux complexes. Depuis les fenêtres entrouvertes, on peut entendre des mélodies, des monologues grandiloquents ou le bruit régulier du maillet d’un tailleur de pierre.

Ravène

Tous les chemins mènent à Ravène.

La cité de Ravène donne souvent la nausée aux instances les plus élitistes ou aux Forsvarites les plus pieux. Construite autour d’un large château de granite, c’est l’une de cité qui paraît les moins touchée par le faste décadent habituel des Cyriands. Il ne faut pourtant pas se fier aux apparences, si la cité n’est pas chargée de runes mystiques comme la plupart de ses semblables, il s’agit d’un des endroits les plus chaleureux et riche de tout Cyriande.

Dans les solides murs de Ravène se trouvent une diaspora éclectique de croyances et de voyageurs qui ont élu domicile sur le sol Cyriand pour une variété de raisons. Que ce soit pour fuir leur pays ou trouver fortune, il est dit qu’en Ravène, un brillant futur est entre les mains de ceux qui travaillent pour.

vène est une ville portée sur le commerce, administrée par la famille Ivaldi et la guilde des Argentiers, elle se situe au cœur des routes commerciales avec le Vigmark, Varn et tout le Nord du continent.

Ravène est composé de plusieurs enceintes de pierre, chacune menant vers un autre quartier. La ville profite d’un chaos ordonné qui offre une symphonie de couleur et d’architecture de toute beauté pour celui qui sait l’apprécier. Moins aérienne que ces semblables, la cité est composée de maisons confortables aux pièces surchargées de meubles en cuir, autres fournitures de luxe et de cheminées au feu ronflant. Les frontons sont extrêmement ouvragés pour présenter la famille qui y réside ou le commerce qui y est proposé.

Si les relations sont parfois difficiles politiquement, Ravène a la chance d’avoir développé un large réseau de routes, pavant à travers champs et forêts. Il devient alors plus pénible et dangereux d’éviter Ravène que d’y passer. Cette mobilité avantage aussi les compagnies de mercenaire qui prospèrent dans la ville, ainsi que les ennemis qui voudraient prendre Ravène en passant par les axes routiers. La ville a dû alors se prémunir en construisant des enceintes avec de lourds systèmes de portes barricadées, mettant en place des douves cachées, ainsi qu’en posant des engins de siège sur les murailles. Les connaissances militaires et mystiques de Ravène se basent alors sur la défense et l’ingéniosité. Les installations de la ville se font améliorer constamment, au grand dam des citoyens qui ont l’impression de vivre dans une ville constamment en travaux.

Le palais Ivaldi

Construction centrale, surplombant la ville depuis le bord d’une falaise, le palais Ivaldi est composé de murs de pierre solides couverts de teinture représentant les symboles de la famille régnante. Au sein des murs, le luxe s’étend avec opulence. Les meubles sont faits des bois les plus rares, le cuir des bêtes les plus difficile à chasser et des objets mystiques les plus étranges arrivés de si loin qu’ils faussent les boussoles.

La route du Lys

Ce n’est pas une route et on n’y voit que peu de lys. Il s’agit néanmoins du quartier dans lequel la monnaie coule à flot. Repaire des Argentiers, cette enclave de la ville est la partie la plus protégée après le palais. Sécurisée par les meilleurs mystiques de Berluse et gardée par une milice, on y entre pas sans laisser-passer. Quant aux sécurités des coffres, les ingénieurs du Collège Éphémère de Viscogne ont été appelés en renfort, donnant une idée lugubre de la mortalité des défenses posées. Les plus observateurs pourront remarquer que les banques comportent toutes un escalier qui descend sous la surface du sol.

Somme de bâtiments ronflants aux devantures dorées, le quartier comporte une bon nombre de banques, des auberges de luxe, de larges demeures et d’autres endroits où il fait bon être riche. Sans réel quartier général, les Argentiers se rassemblent les uns chez les autres de manière presque naturelle tant l’organisation fonctionne comme une famille depuis longtemps formée.

L’Académie Universelle

Fondée avec un esprit d’ouverture, cette académie a été fondée dans le but d’offrir à chacun une base de mysticisme pour se défendre contre la brume et les engeances. Proche du territoire de l’ancien empire Mévosien, Ravène offre aux voyageurs d’en apprendre plus pour éviter les mauvaises rencontres, se promener dans un monde avec Brume. L’école d’évocation est majoritaire.

L’Arène de clarté

À Ravène se trouvent, imbriquées dans les murailles, des portes. Certaines donnent sur un mur de brique, tandis que d’autres refusent de s’ouvrir. Seuls les pèlerins d’Himme connaissent les secrets pour pouvoir accéder à ce qui trouve derrière : le lieu de rendez-vous et de débat qui leur est reservé. Étrange bazar où chacun s’y retrouve, l’arène de Clarté est une large pièce sous terre éclairée de centaines de luflor contenus dans des bouteilles dépareillées, au milieu se trouve un amphitéatre ouvert où chacun est invité à conter les histoires de ses périples, tandis que sur les côtés, des voyageurs présentent des artefacts ou propose des tables de discussions sur divers sujets tel que les coutumes ou les légendes de différentes provenances,

La Grand’place

Un des plus grand marché de la ville se trouve au centre de celle-ci, bien protégé de hautes murailles et accessible uniquement par deux portes aux lourdes grilles bien gardées. La place est couverte de constructions en bois colorées, de tentes avec des runes qui bariolent de couleurs scintillaientes les étals pour attirer les clients. On trouve de tout et de rien, un nombre important de colporteur voir de mercanti visent tout particulièrement les touristes pour leur vendre leur camelote, des marchands qui vendent des épices introuvables ailleurs, des antiquités mévosiennes ou des pages de rituels oubliés.

Le petit Vigmark et Les Collines

Légèrement en dehors des murailles principales de la ville, deux étranges banlieues se sont formées dans une des vallées adjacente. Ces endroits étranges sont des quartier peuplés par des familles venant du Vigmark et des collines de Varn. Marchants ou simplement de passage pour quelques temps, depuis des décennies, les Cyrians acceuillent ces cultures près de chez eux sans trop sourciller. Parfois, certains d’entre eux finiront adoptés et intégré à la société Cyriande après s’être converti au Forsvarisme.

Certains Cyrians vont dans ces quartiers pour la nourriture, l’ambiance ou les abilités dans les domaines de leurs nations, comme l’herborisme pour les Varnois.

Viscogne

Ce qui se passe à Viscogne reste à Viscogne.

Au bord de la mer et donnant sur le détroit du Moar, sur le continent d’Elode, Viscogne est une ville qui regarde résolument et avec affront vers l’horizon des anciens empires. La ville, belle, aux rues pavées et au maisons couvertes de tuiles de céramiques colorées donnent au sud est sur un port militaire où d’austères bâtiments offrent gîte et couvert aux soldats.

De l’autre côté de la descente, dans les criques où l’eau pourri plus qu’elle ne coule, se trouve les quartiers de la Rapière. Ce nom signifie qu’il ne faut jamais s’y balader sans arme à la taille. Serpentant comme une pieuvre malade à travers les marécages, les habitations sur pilotis s’étendent sans ordre et dans un labyrinthe insensé.

Le palais des murmures

Derrière les lourdes portes du palais des Murmures se trouvent les connaissances les plus poussées sur la magie de songe. Il est dit que les prisonniers de guerre les plus importants sont emmenés ici pour être offerts à une hordre de mystiques assoifés d’expériences qui paraîtraient fortement immorales à travers Élode. Les rumeurs parlent de torture, altération de l’essence et de camisoles alchimiques. Ces protocoles cruels sont essentiels pour les chercheurs du Palais des Murmures, puisqu’il s’agit de s’en prémunir et répondent au besoin de receuillir toutes les connaissances propre à la doctrine Forsvarite.

Le quartier de la Rapière

Lié à toutes les cités de Cyriande par des routes commerciales rapides, Viscogne est un centre névralgique de commerce, mais aussi une plaque tournante du crime et de la contrebande. Si le quartier aimable à Berluse est un endroit qui brille par son luxe indolent, la Rapière représente la sphère sale, triste et misérable des Cartels. Vivier de bandits de petites envergures voulant grimper dans l’échelle sociale du crime, les rues malfamées du Quartier sont remplis d’individus prêts à vendre leur âme contre un brin de richesse. C’est également le meilleur endroit pour les criminels en fuite et les assassins cherchant à se faire oublier. ‘Un duel à la rapière’ est une expression pour dire que le duel a été truqué en faveur d’un participant.

Le collège provisoire

Le collège provisoire est nommé ainsi car des parties du campus ont la mauvaise habitude de s’embraser, d’exploser ou de devenir toxique d’un seul coup. Spécialisés dans l’évocation, les mystiques du Collège provisoire n’ont rien à envier à leur collègue des Murmures tant les expériences, ici aussi, dépassent l’entendement. La différence principale étant que les victimes de leurs folies sont les étudiants eux-même.

Le campus contient une forge mystique, nécessaire à fondre le brumacier ou des minéraux mystiques. La liste d’attente pour l’utiliser est extrêmement longue si l’on passe par les moyens officiels. Il est dit, par contre, que les Cygnes de la coalition y ont accès presque immédiatement lorsque nécessaire.

Le Quartier des Cygnes

Le quartier des Cygnes est composé de grandes villas au murs d’un blanc éclatant, qui semble être une insulte directe au taudit que l’on peut trouver plus loin dans la cité. Le Quartier contient tous les domiciles des différents Cygnes de la Coalition, ainsi que le Palais de la famille Valente. Chaque villa a son propre système de sécurité, qu’il soit humain, alfar ou mystique. Il est rare que l’endroit soit fréquenté par d’autres personnes que les habitants et ceux qui y travaillent, les visiteurs et les étrangers ne sont pas les bienvenus.

Au sein du Quartier des Cygnes se trouve le Palais des Valente, constamment animé par une fête ou des tournois de combat récréatifs. On y trouve courtisans et courtisanes venant et partant de l’endroits pour mieux servir la famille qui s’y trouve, ainsi que beaucoup de cargaisons d’alcool.

Deuxième bâtiment d’intêret, plus calme mais gardé férocement, la bibliothèque Valente en périphérie du quartier est fréquentée par les universitaires de tous Cyriande. Elle contient tous les ouvrages récupérés dans les premières guerres contre les Dokkalfar.

Le jardin Botanique

Le jardin botanique est un ensemble de serres qui culmine sur les hauteurs de la ville, renvoyant la lumières contre les habitations lors des petites heures du matin. Cet endroit fournit les plantes au palais des Murmures, mais est aussi une université pour un nombre d’étudiants choisis sur le volet. On y trouvait une variété de plante absolument immense. Beaucoup sont mortes durant le Grand Silence, laissant des serres entières à présent à l’abandon et l’avantage à des plantes invasives de s’installer partout.

Une pépinière se trouve également sur le flan nord de la cité, fournissant les bateaux en bois de différentes variété.

La passe d’Azur

La passe d’Azur est l’endroit où le continent d’Élode est le plus proche de celui d’Al’Sharaz. Viscogne profite de ce fait en ayant construit un large port qui dessert toute la côte de la mer de Sang et du Détroit de Moar. La passe d’Azur contient également un chantier naval immense de bateaux de guerre, nécessaires au commerce vu la dangerosité des mers autour d’Élode. Endroit où les embrunts salins font partis du décor, on y trouve des barraques pour les soldats et des bordels (pour les soldats aussi). Des hauteurs de la ville, l’endroit ressemble à une fourmillière d’uniformes bleus et de contremaîtres frustés.